Balade naturaliste sur la commune de Courzieu. 26 mai 2022.

Courzieu est une commune des Monts du Lyonnais, appartenant à la communauté de communes des pays de l’Arbresle. C’est une commune très boisée, avec parfois de très beaux arbres, mais où l’activité agricole est aussi bien présente.

Châtaignier. MP.

Nous savons choisi la balade « Fraises et cerises » proposées par Visio-rando. Nous partons du raidillon situé en face de l’église Saint-Didier et dominons le bourg pendant un moment. Puis nous traversons exploitations et petits bois.

Comme le nom de la randonnée l’indique, les plantations de cerisiers sont très nombreuses. Quant aux fraises, elles sont sans doute cultivées dans les tunnels.

En fait, nous nous intéressons surtout aux fraises sauvages trouvées le long des sentiers.

Mais il n’y a pas que la gourmandise ! Côté oiseaux, nous observons 35 espèces. Ce qui n’est pas beaucoup. Nous retenons la Bergeronnette des ruisseaux sur le toit d’une maison et la dizaine d’Hirondelles de fenêtre dans le bourg ; la femelle de Pinson des arbres transportant des matériaux ; les huit Loriots d’Europe, en quatre lieux-dits différents et, qu’avec beaucoup de patience, nous observons en vol plusieurs fois ; le Pic épeiche faisant des allers-retours jusqu’à un bois et dont nous entendons les cris des jeunes ; le couple de Pie-grièche écorcheur et le Pipit des arbres que nous observons un bon moment.

Loriot d’Europe. Wikimedia Commons. Dog Funtom.

Pipit des arbres. Wikimedia Commons. MPF.

La flore rencontrée varie selon les milieux : l’Epiaire des bois (Stachys sylvatica) à l’odeur si… particulière d’où son autre nom vernaculaire : l’Ortie puante.

L’Épiaire des bois. MP.

Le Cerfeuil énivrant (Chaerophyllum temulum), en lisière, qui attire de nombreux insectes.

Le Cerfeuil énivrant. MP.

Le long des sentiers, en milieu ouvert : la Gesse des prés (Lathyrus pratensis), tout comme l’œillet armérie (Dianthus armeria) et l’Andryale à feuilles entières (Andryala integrifolia).

La Gesse des prés. MP.

L’oeillet armérie. MP.

L’Andryale à feuilles entières. MP.

Le temps chaud se prête bien à l’observation des insectes : vingt espèces de coléoptères dont les deux espèces de clairons. Le Clairon des ruches (Trichodes alvearius) et le Clairon des abeilles (Trichodes apiarius). Les larves des deux vivent dans les nids d’hyménoptères au détriment de leurs larves voire des adultes. Les imagos sont essentiellement phytophages mais ne dédaignent pas de petits insectes. Mophologiquement, on distingue les deux espèces par les détails suivants : la première bande noire sur les élytres d’alvearius est en « V », la dernière bande noire ne va pas jusqu’au bout de l’abdomen qui se termine donc par une pointe rouge ce qui n’est pas le cas pour apiarius. Alvearius a également une pilosité abondante. La première bande noire des élytres d’apiarius est droite.

Le Clairon des ruches. MP.

Le Clairon des abeilles. MP.

Nous n’observons qu’une espèce de cantharide : le Téléphore livide (Cantharis livida), la forme avec des élytres noirs.

Le Téléphore livide. MP.

La Lepture fauve (Stictoleptura fulva), la Lepture tachetée (Rutpela maculata), la Lepture goutte de miel (Anoplodera sexguttata), le Sténoptère roux (Stenopterus rufus) et la Petite Saperde (Saperda populnea) font partie de la famille des Cérambicidés (longicornes). Les adultes sont phytophages et les larves se développent dans le bois.

La Lepture fauve. MP.

La Lepture tachetée. MP.

La Lepture goutte de miel. MP.

Le Sténoptère roux. MP.

La Petite Saperde. MP.

Un coléoptère de la famille des Œdomeridae : l’œdémère noble (Œdemera nobilis), lui aussi phytophage et dont les larves se développent dans le bois mort.

L’œdémère noble. MP.

Pour en terminer avec les coléopères (mais bien d’autres ont été observés en particulier des cétoines), deux chrysomèles : la Chrysomèle mentholée (Chrysolina herbacea) sur sa plante hôte et Chrysolina cerealis que l’on trouve sur le serpolet mais qui peut s’abriter dans d’autres fleurs aux heures les plus chaudes de la journée.

La Chrysomèle mentholée. MP.

Chrysolina cerealis. MP.

En lisière de bois, nous observons un insecte au nom vernaculaire étrange : le Richard des prunes (Ptosima undecimmaculata). Il appartient à la famille des Buprestidés. Il se nourrit de feuilles de rosacées et donc de prunellier.

Le Richard des prunes. MP.

Pour les hétéropères : un très grand nombre de Punaises arlequin (Graphosum italicum), de petits rassemblements de Corées marginées (coreus marginatus), la Punaise brune à antennes et bords panachés (Dolycoris baccarum) et Piezodorus lituratus.

Piezodorus lituratus. MP.

Une Grande Sauterelle verte (Tettigonia viridissima) se cache dans les hautes herbes.

La Grande Sauterelle verte. MP.

Une libellule, le Gomphe à pinces (Onychogomphus forcipatus) est elle posée sur le sentier, non loin d’un ruisseau.

Le Gomphe à pinces. MP.

Un très joli diptère : l’Otite élégante (Otites jucunda) a bien voulu poser pour la photo.

L’Otite élégante. MP.

Mais parmi les insectes, il y a bien sûr les papillons. Et ils sont nombreux le long des chemins. Onze espèces de Rhopalocères dont : le Collier de corail (Aricia agestis), la Mélitée orangée (Melitaea didyma), la Mélitée du mélampyre (Melitaea athalia), la Mélitée des scabieuses (Mellicta parthenoides) et une trentaine de chenilles de Paon de jour (Aglais io).

Le Collier de corail. MD.

La Mélitée orangée. MD.

La Mélitée du mélampyre. MP.

La Mélitée des scabieuses. MP.

Chenille du Paon de jour. MP.

Dix-sept espèces d’hétérocères dont : la Brocatelle d’or (Camptogramma bilineata), l’Evergète de l’alliaire (Evergestis limbata), Celypha striana, le Crambus rayé (Chrysocrambus craterellus), la Zigène de la filipendule (Zygaena filipendulae), une chenille d’Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria) sur Séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris) qui est la plante hôte d’un bel hétérocère qui s’est posé trop peu de temps pour une photo correcte : la Goutte de sang (Tyria jacobaeae).

La Brocatelle d’or. MP.

L’Evergète de l’alliaire. MP.

Celypha striana. MP.

Le Crambus rayé. MD.

La Zygène de la filipendule. MP.

Chenille de l’Écaille chinée. MP.

La Goutte de sang. MP.

Participaient à cette balade enrichissante : Marie, Marie-Pierre, Myriam, Simone.

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Balade naturaliste au départ d’Yzeron. 22 mai 2022.

Le temps étant chaud et le risque d’orage semblant probable, Marie-Pierre et moi avons décidé de choisir un lieu de parcours un peu frais par l’altitude et ombragé : Yzeron pour le départ, puis Montromand.

Départ dès 8 h 30 du lac du Ronzey où il y avait peu de randonneurs à cette heure encore matinale. Le lac du Ronzey est une retenue d’eau réalisée en 1982 afin de réduire les risques d’inondations sur les communes situées en contre bas sur son parcours.

Iris des marais ou Iris faux acore (Iris pseudacorus)

Sur le « lac », des canards colvert sillonnaient par petits groupes cet espace bien végétalisé. Une Poule d’eau s’était risquée sur la berge. Le Héron cendré semblerait nicher sur le site d’après les renseignements d’une ornithologue locale. Quelques grenouilles sp. se font entendre. Une bande d’au moins une dizaine de Mésanges à longue queue passait d’arbres en buissons. C’était des juvéniles.

Mésange à longue queue. JCD.

Sur notre parcours qui nous a menées jusqu’à la Croix de Pars, commune de Montromand, nous avons observé 33 espèces d’oiseaux dont la Bondrée apivore, l’Hypolaïs polyglotte, le Milan royal et la Pie-grièche écorcheur.

Bondrée apivore. Wikipedia. Antje Görtler.

Pie-grièche écorcheur mâle. Wikipeddia. Antonios Tsaknakis.

Mais aussi des insectes dont la Cétoine dorée (Cetonia aurata) et la Cétoine noire (Netocia morio), l’Omophlus orangé (Omophlus lepturoides), trois coléoptères se nourrissant de fleurs. La Cantharide noirâtre (Cantharis nigricans) est quant à elle carnivore.

La Cétoine dorée.

La Cétoine noire.

L’Omophlus orangé.

La Cantharide noirâtre.

Dans les insectes toujours, quelques papillons dont la Panthère (Pseudopanthera macularia), la Mélitée du plantain (Melitaea cinxia), le Tircis (Pararge aegeria) et le Moiré des fétuques (Erebia meolans).

La Panthère.

La Mélitée du plantain sur Centranthe rouge (Centranthus ruber).

Le Tircis.

Le Moiré des fétuques.

Nous avons vu de nombreux Lézards verts et pour les plantes, la Digitale pourpre (Digitalis purpurea) et le Genêt à balais (Cytisus scoparius).

La Digitale pourpre.

Le Genêt à balais.

Enfin, pour l’anecdote, citons la rencontre d’un troupeau de chèvres dans un champ de céréales qui se nourrissaient apparemment non des épis mais des plantes annexes.

Compte-rendu : Marcelle. Photos : Marie-Pierre.

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Balade naturaliste autour de l’étang de Lemps. 15 mai 2022.

À proximité d’Optevoz, dans l’Isère, l’étang de Lemps se situe dans un site classé « Espace Naturel Sensible » de 23 hectares. Nous ferons une boucle de 8km environ, sous le soleil et une forte chaleur pour la saison. Les oiseaux seront donc peu nombreux : 30 espèces dont un couple de loriot tout près mais… invisible. Nous aurons plus de chances avec les insectes.

L’observatoire en bordure de l’étang nous réserve une belle surprise : 3 Cistudes d’Europe (Emys orbicularis) toutes proches. Très peu d’oiseaux sur l’eau : un couple de Foulque macroule et ses poussins, un couple de Nette rousse, un couple de Grèbe huppé dont l’un couve, un couple de Cygnes tuberculé avec ses petits, un Héron pourpré, quelques Canards colvert et le vol rapide d’un Martin pêcheur. Quelques odonates volent atour du plan d’eau :

L’Agrion jouvencelle (Coenagrion puella)

La Libellule écarlate (Crocothemis erythrea)

Le caillebotis de l’observatoire attire notre attention car il est tout humide et il tombe des gouttes, comme s’il pleuvait de l’arbre qui le surplombe…Un insecte (?) doit en être responsable : le feuillage est couvert de « bave » blanche d’où tombent les gouttes…Nous observerons ce phénomène sur un autre arbre.

Sur la partie ombragée du parcours, poussent Ancolie commune (Aquilegia vulgaris), Mélitte à feuilles de mélisse (Melittis melissophyllum) et Sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

L’Ancolie commune.

La Mélitte à feuilles de mélisse.

Le Sceau de Salomon multiflore.

Quelques imago d’insectes, comme ce Grand Hanneton commun (Melolontha melolontha) qui traverse le sentier.

Le Grand Hanneton commun.

Ce longicorne, la Lepture du milieu (Stenocorus meridianus).

Stenocorus meridianus.

Ce couple de tanthrèdes (hyménoptères) : des Mouches-à-scies à trois bandes (Macrophya montana).

La Mouche à scie à trois bandes.

Ou encore ces hétérocères: l’Hydrocampe de la stratiote (Parapoynx stratiotata) dont la chenille se nourrit de plantes aquatiques.

L’Hydrocampe de la stratiote.

L’Hortholite plombée (Scotopteryx luridata)  dont la plante hôte est le genêt

L’Hortolite plombée.

Et la belle Acidalie ornée (Scopula ornata)

L’Acidalie ornée.

 Mais ce sont les chenilles les plus nombreuses :

La Lithosie quadrille (Lithosia quadra).

La Phalène hérissée (Lycia hirtaria).

Le Cul-brun (Euproctis chrysorrhoea).

Le Bombyx de l’aubépine (Trichiura crateagi).

La Laineuse du cerisier (Eriogaster lanestris).

A la sortie du bois, nous admirons les longues hampes du Tamier commun (Discorea communis) aux feuilles luisantes.

Le Tamier commun.

Nous visitons une pelouse en partie ombragée où poussent quelques orchidées dont l’Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), la Platanthère à deux feuilles (Platanthera bifolia) et le Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum), orchidée sans chlorophylle comme la Neottie nid d’oiseau (Neottia nidus-avis) que nous trouverons un peu plus loin.

L’Orchis pyramidal.

La Platanthère à deux feuilles.

Le Limodore à feuilles avortées.

La Néottie nid d’oiseau.

Là aussi des chenilles :

Le Bombyx du chêne (Lasiocampa quercus).

Le Double Oméga (Diloba caeruleocephala)

La Grande Tortue (Nymphalis polychloros)

Le Robert le Diable (Polygonia c-album).

Nous passons près d’une prairie humide où pousse l’Orchis des marais (Anacamptis palustris).

L’Orchis des marais.

Une autre belle prairie, sèche, nous permet d’observer une flore basophile :

Le Genêt des teinturiers (Genista tinctoria).

Le Mélampyre des champs (Melampyrum arvense).

Le Mélampyre à crêtes (Melampyrum cristatum).

Nous y trouvons la chenille de l’Aurore (Anthocharis cardamines)

L’Aurore.

Celle d’une zygène (difficile de dire de quelle espèce)

chenille de Zigène sp.

Le Point de Hongrie (Erynnis tages)

Le Point de Hongrie.

Et, en lisière, le Petit Capricorne (Cerambyx scopolii).

Le Petit Capricorne.

Malgré la chaleur intense, nous arpentons ensuite une pelouse très sèche qui accueille une globulaire typique des milieux secs et basiques : la Globulaire ponctuée (Globularia bisnagarica)

La Globulaire ponctuée.

Et aussi de belles stations d’orchidées :

L’Ophrys mouche (Ophrys insectifera).

L’Ophrys abeille (Ophrys apifera).

L’Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora).

L’Orchis brûlé (Neotinea ustulata).

Dans ce biotope chaud et sec volent les Ascalaphes soufrés (Libelloides coccajus). Ces insectes ne sont pas des papillons (lépidoptères) mais des névroptères.

L’Ascalaphe soufré.

Mais il y a bien sûr des papillons :

La Bordure ensanglantée (Diacrisia sannio).

Le Bleu nacré d’Espagne (Lysandra hispana).

L’Azuré bleu céleste (Lysandra bellargus).

En observant cet accouplement de Gazé (Aporia crateagi), nous avons vu sur la même tige, la chrysalide de laquelle la femelle avait du émerger.

Le Gazé.

La chrysalide du Gazé.

Dans la forêt où de grands charmes nous procurent de la fraîcheur, nous sauvons un bébé rongeur perdu sur le chemin.

Une balade riche, au cours de laquelle nous avons observé 13 espèces d’orchidées et de multiples insectes !

Bruno, Marie, Marie-Pierre, Myriam, Pascale, Pierre Louis.

Compte-rendu et photos : Marie et Myriam

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Sortie à Chaussan. 17 avril 2022.

Ce matin de Pâques, peu de circulation. C’est peut être la raison pour laquelle un vanneau huppé était planté sur le terre-plein entre deux voies de circulation. Notre passage ne l’a pas perturbé.

Vanneau huppé. Wikimedia Commons. Bengt Nyman.

Le village de Chaussan ensoleillé et calme accueille quelques oiseaux dont des hirondelles de fenêtre qui ont construit leurs 2 nids sous le toit d’une maison. Des planchettes ont été installées dessous pour recueillir les fientes.

Hirondelle de fenêtre. Wikimedia Commons.Wald Siedel.

La route longe un petit vallon plein de fraîcheur et à la végétation variée qu’apprécient les oiseaux dont les chants nous permettent de reconnaître Merles noirs, Fauvettes à tête noire, Troglodytes mignons, Rouges-gorges familiers, Grives draines, Bruant zizi… Un hétérocère noir et blanc, timide, se laisse photographier de loin : Eprirrhoe rivata, la Mélanippe claire, de la famille des géomètres. Ses chenilles se nourrissent des feuilles de différents gaillets.

Cruciata laevipes (Croisette commune)

Myriam le note soigneusement pour alimenter sa base de données pour l’inventaire des hétérocères du département du Rhône. Les papillons diurnes sont bien présents : Flambé, Tircis,  Aurore, Piérides du navet et de la moutarde, Mélitée du plantain, Collier de corail… Les chrysalides hivernales se réveillent.

Pararge aegeria (le Tircis)
Anthocaris cardamines (l’Aurore mâle)
Pieris napi (la Piéride du navet)
Leptiddea sinapis (la Piéride de la moutarde)
Melitaea cinxia (la Mélitée du plantain)
Aricia agestis (le Collier de corail femelle)

Les fleurs jaunes des pissenlits, des Euphorbes petit cyprès, des « boutons d’or », des Genets à balai… éclairent talus et prairies.

Euphorbia cyparissias (l’Euphorbe petit-cyprès)
Barbarea verna (la Barbarée printanière)
Ranunculus bulbosus (La Renoncule bulbeuse)
Tragopogon dubius subsp. major (le Grand Salcifis)

Cytisus scoparius (le Genêt à balais ou encore Cytise à balais)

D’autres fleurs « profitent » de ce soleil éblouissant : l’Alliaire, au bon goût d’ail, le Céraiste aggloméré, la Saxifrage granulée, réputée autrefois pour dissoudre les calculs ou encore le Géranium des Pyrénées

Alliara petiolata (l’Alliaire)
Cerastium glomeratum (le Céraiste aggloméré)
Saxifraga granulata (la Saxifrage granulée)
Geranium pyrenaicum (le Géranium des Pyrénées)

Les cerisiers ou merisiers ponctuent de touches de blanc la forêt encore dénudée et les prairies.

Cette flore attire quelques insectes. Une cétoine : Tropinota hirta (La Cétoine velue) ou Tropinota squalida (La Cétoine hérissé) ? La photo ne permet pas de conclure. Ces deux espèces se nourrissent de pollen.

Un diptère, Tachina fera dont les larves parasitent les chenilles.

Un diptère encore, de la famille des Syrphidae : Xanthogramma citrofasciatus. Ces espèces se nourrissent de nectar et de pollen. Leurs larves apprécient les pucerons.

Et un petit coléoptère qui n’a pas « trouvé » de nom, du genre Cryptocephalus.

Tout le long du chemin qui nous mène au hameau de St-Genoux, altitude 629 m, le ciel dégagé nous permet d’observer Pigeons ramiers, Milans noirs, Buses variables et même deux Grands Corbeaux. Cette espèce se rencontre de plus en plus souvent dans la région.

Grand Corbeau. Wikimedia Commons. Franck Vassen.

Le Faucon crécerelle est plus bas sur le chemin du retour, où nous entendons aussi le Rossignol philomèle et la Fauvette grisette.

À la descente, tout d’abord des prairies où des bovins apprécient l’herbe nouvelle. Plus bas, les terres destinées aux cultures ont fait disparaître les haies, la flore et la faune. Heureusement, avant d’arriver dans le village, un dernier petit vallon frais offre un lieu accueillant pour les oiseaux : Grimpereau des jardins, Sittelle torchepot, Pouillot véloce etc.

Sittelle torchepot. YD.

Nous y rencontrons aussi la chenille du Bombyx du chêne (Lasiocampa quercus).

Au cours de cette balade, nous avons pu observer 40 espèces d’oiseaux.

Compte-rendu : Marcelle. Photos : Myriam.

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Sortie naturaliste au départ de Sain-Bel. 20 mars 2022

Sain-Bel. MP.

Si nous partons de Sain-Bel, notre balade se fait en grande partie sur la commune de Savigny.

20 mars, c’est le printemps ! Il est bien présent pour cette sortie. Sur les talus, des tapis de primevères, de pulmonaires, de potentilles, étalent leurs couleurs printanières.

Primevère officinale (Primula veris). MP.
Primevère élevée (Primula eliator). MP.
Primevère à nombreuses fleurs (Primula x polyantha). MP.
Pulmonaire à feuilles larges (Pulmonaria affinis). MP.
Potentille printanière (Potentilla verna). MP.

Et le plaisir n’est pas que pour les yeux, les tapis de violettes embaument les sentiers.

Le fumeterre se mélange aux crépides.

Dans les prairies, les pâquerettes ne sont pas en reste, parfois en compagnie d’érodium.

Pâquerette vivace (Bellis perennis). MP.
Érodium à feuilles de ciguë (Erodium cicutarium). MP.

En sous bois, les Stellaires holostées commencent à fleurir. Nous remarquons aussi la Potentille faux fraisier.

Stellaire holostée (Stellaria holostea). MP.
Potentille faux-fraisier (Potentilla sterilis). MP.

Les choucas, les corneilles, les faucons crécerelles, les buses, les milans, les vanneaux huppés, les œdicnèmes, les pinsons des arbres et du nord, les tariers pâtres et autres passereaux variés, la cigogne, les pics vert, épeiche, épeichette etc…, planent, volent, chantent. C’est pour eux la période prénuptiale.

Faucon crécerelle. JCD.
Oedicnème criard. JCD.

Les papillons : petites tortues, paon du jour, robert le diable, moro sphynx commencent à émerger de leur hibernation.

Paon de jour (Aglais io). MP.
Robert le diable. (Polygonia c-album). JCD.

D’autres sont encore au stade de chenille : Mélitée du Plantain (qui mérite bien son nom, les pieds de plantain étant dévorés) et Écaille striée.

Mélitée du plantain (Melitaea cinxia). MP.
Ecaille striée (Spiris striata). MP.

Encore quelques insectes : gendarme, crache sang, méloé, coccinelle à 7 points.

Gendarme (Pyrrhocoris apterus). MP.
Crache sang (Timarcha tenebricosa). MP.
Meloe rugosus ( probable…) MP.
Coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata). MP.

Un couple de lézards verts sur un talus aride s’est figé devant nos yeux admiratifs de leurs couleurs et motifs remarquables. Nous les avons quittés, toujours immobiles, sans doute attendant notre départ pour vivre leur vie.

Lézard vert occidental (Lacerta bilineata) MP.

De place en place, les nichoirs à chouette chevêche installés et entretenus par Christian, sont prêts pour accueillir des nichées.

La géomorphologie de ce parcours explique la diversification de la faune et de la flore observées. Le plateau de cette région des Monts de Tarare, différenciée des Monts du Lyonnais par les géologues par la rivière de la Brévenne comme limite de ces deux zones, est formé de terrain métamorphique donnant ici un sol dégradé de granite donc pauvre. De plus, exposé au sud/sud ouest, la vigne y trouve sa place et donne le vin des coteaux du Lyonnais.

C’est là aussi que l’Oedicnème criard trouve un biotope propice pour la nidification. Des petites plantations d’arbres fruitiers se réinstallent après celles abandonnées pendant des années. La déprise agricole a particulièrement impactée cette région.

Dans ces zones de culture, nous trouvons le Radis ravenelle, la Fausse Buglosse des champs et le Lamier à feuilles embrassantes.

Radis ravenelle (Raphanus raphanistrum). MP.
Fausse Buglosse des champs (Buglossoides arvensis). MP.
Lamier à feuilles embrassantes (Lamium amplexicaule). MP.

Les dépressions qui coupent ce plateau, notamment le vallon du Trésoncle, sont moins arides et couverts de prairies permettant de petits élevages de bovins.

photo JCD.

Cette diversité et le relief donnent des paysages ouverts et harmonieux.

Au passage nous admirons le porche d’une ancienne ferme et un mur fait avec de très grosses pierres.

photo ML.

Et pour terminer le compte-rendu, cette pancarte qui voudrait inciter les automobilistes à lever le pied…

Ont participé à cette sortie : Jean-Claude, Marcelle, Marie, Marie-Pierre, Myriam.

Compte-rendu : Marcelle.

Photos : ML.
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Suivi des oiseaux d’eau hivernant au Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 12 mars 2022.

Le ciel n’est pas très rieur pour le dernier comptage de la saison 2021-2022. Température de 9° à 13°. Mais le printemps se manifeste : les bourgeons de saules s’ouvrent et l’Épine noire (Prunus spinosa) est en fleur.

Bourgeons de saule. MP.
Épine noire. MP.

Les plans d’eau de la Forestière nous réservent une surprise : 2 mâles de Tadornes de Belon. Et notre premier Petit Gravelot, limicole nicheur au Grand Parc.

Tadorne de Belon. YD.
Petit Gravelot. Wikimedia Commons. Andreas Trepte.

Nous observons une dizaine de Sarcelles d’été sur le lac des Eaux Bleues. Elles ne sont que de passage. La Sarcelle d’été est complètement migratrice. Elle hiverne essentiellement en Afrique, au sud du Sahara. Elle nidifie en France, mais en petit nombre. On la trouve surtout en Europe du Nord et Russie.

Sarcelle d’été. Wikimedia Commons. Luciano 95.

À noter aussi de grands rassemblement de mouettes.

Résultat du comptage.

  • Bécassine des marais : 3
  • Canard colvert : 100
  • Chevalier culblanc : 2
  • Cygne tuberculé : 54
  • Foulque macroule : 370
  • Fuligule milouin : 2
  • Gallinule poule d’eau : 7
  • Goéland leucophée : 56
  • Grand Cormoran : 96
  • Grèbe huppé : 59
  • Héron cendré : 16
  • Martin-pêcheur d’Europe : 3
  • Mouette rieuse : 220
  • Nette rousse 330 (dont plus de 300 sur le lac de l’île Paul)
  • Petit Gravelot : 1
  • Râle d’eau : 3
  • Sarcelle d’été : 10
  • Sarcelle d’hiver : 18
  • Tadorne de Belon : 2

Hors oiseaux d’eau, un groupe de 13 Milans noirs passent au dessus du lac de la Bletta. Et une chenille de Mélitée du plantain (Melitea cinxia) traverse le sentier.

Chenille de Mélitée du plantain. MP.
¨Mélitée du Plantain. Wikimedia Commons. Charles J. Sharp.

Marie, Marie-Pierre, Myriam.

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Balade en Dombes. 6mars 2022.

Étang de Monthieux. MP.

Une fois n’est pas coutume, nous avons délaissé le département du Rhône pour la Dombes toute proche. La région compte de 1200 à 1400 étangs. C’est un paysage récent, résultant du retrait du glacier alpin lors de la dernière glaciation (-10 000 ans) qui a laissé de multiples dépressions avec un dépôt argileux imperméable. Ce n’est qu’au XIème siècle que les hommes ont commencé à exploiter ces terres inhospitalières à des fins piscicoles et la culture en alternance (l’assec-évolage) a permis de fertiliser le sol pauvre de la Dombes. La Dombes, c’est aussi un placement foncier et un prestige social, qui est devenu la Sologne des Lyonnais. Ce qui a pour conséquence d’interdire beaucoup de chemins dignes d’intérêt et de cantonner le promeneur sur l’asphalte routier. Heureusement, certains étangs sont encore accessibles et « équipés » d’observatoires dont les étangs de Vernange et de Birieux, et c’est là que nous choisi de pointer nos jumelles.

Nous avons ainsi pu observer sur ces 2 étangs et dans le bois de la Champaye  proche de Monthieux, une grande variété d’oiseaux. Sur les plans d’eau, tous les anatidés sont là : Canards : colvert, chipeau, siffleur, souchet, Fuligule milouin, Nette rousse. Mais les plus nombreux sont les Canards pilets (plus d’une centaine) sur l’étang de Birieux et les Sarcelles d’hiver.

Canard pilet. YD.

Les Oies cendrées, population férale qui s’est développée en Dombes, sont aussi bien présentes. Pour les ardéidés : Héron cendré, Héron gardeboeufs et Grande Aigrette. Quelques Grèbes huppés paradent et les Grèbes castagneux font retentir leur chant puissant si particulier. Sans oublier les Foulques macroules. En bordure de roselière, nous observons les déplacements furtifs du Bruant des roseaux.

Grèbe castagneux. Wikimedia Commons. Andreas Trepte.

Dans les bois, les passereaux sont assez discrets. Heureusement, Pouillot véloce, Pinson des arbres et Fauvette à tête noire sont bavards.

Fauvette à tête noire. YD.

Nous faisons aussi de belles observations d’un Milan royal, d’un Épervier d’Europe, d’un groupe de Buses variables et d’une femelle de Faucon crécerelle, perchée dans un jardin.

Faucon crécerelle. JCD.

Et de plusieurs cigognes blanches en vol bas au dessus de nous. Au total, nous avons contacté 42 espèces.

Le printemps commence à se manifester par des touffes de Primevère commune (Primula vulgaris) et de Ficaire printanière (Ficaria verna).

Primevère commune. MP.
Ficaire printanière. MP.

Dans ces bois humides, il n’est pas étonnant de rencontrer ce géomètre : l’Illégitime (Boudinotiana notha).

L’Illégitime. MP.

Les participantes, Anick, Brigitte, Julie, Marcelle, Marie-Pierre, Myriam sont revenues enchantées de cette journée, rafraichie par la bise, mais ensoleillée.

Compte rendu : Brigitte. Photos : Jean-Claude, Myriam, Yves.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 26 février 2022.

2° à notre arrivée au Grand Parc, et une température printanière (11°) en début d’après-midi. Le printemps se manifeste par le chant des Fauvettes à tête noire, Pouillots véloces, Pinson des arbres, par le tambourinage des Pics épeichettes et… par la sortie des Tortues de Floride (Trachemys scripta), la carapace encore recouverte de la vase dans laquelle elles ont hiberné. Aussi par le fait que les effectifs des oiseaux d’eau diminuent nettement, hormis celui des Nettes rousses dont un groupe de 290 s’activait sur le lac de l’île Paul. Peu fréquent, un rassemblement en pleine journée de 71 Goélands leucophées  sur le lac du Drapeau. Les Hérons cendrés occupent leur nid sur les petites îles. Et nous avons pu observer un bon moment un butor jouant à cache-cache dans la roselière des Grands Vernes.

Résultat du comptage.

  • Bécassine des marais : 1
  • Butor étoilé : 1
  • Canard chipeau : 3
  • Canard colvert : 115
  • Canard souchet : 1
  • Cygne tuberculé : 71
  • Foulque macroule : 450
  • Fuligule milouin : 6
  • Fuligule morillon : 20
  • Gallinule poule d’eau : 23
  • Goéland brun : 1
  • Goéland cendré : 4
  • Goéland leucophée : 82
  • Grand Cormoran : 170
  • Grande Aigrette : 1
  • Grèbe castagneux : 13
  • Grèbe huppé : 75
  • Héron cendré : 24
  • Mouette rieuse : 130
  • Nette rousse : 300
  • Sarcelle d’hiver : 15
Goéland brun. Wikimedia Commons. Kora 27

Autres observations : un couple de Bergeronnette des ruisseaux, des groupes bavards de Tarins des aulnes ; les mâles arborent maintenant un beau plumage nuptial.

Bergeronnette des ruisseaux. Wikimedia Commons. Steve Childs.
Tarin des aulnes mâle. YD.

Nous avons observé une dizaine de Boudinotiana notha, l’Illégitime, un hétérocère dont la chenille se nourrit des feuilles de peuplier tremble (Populus tremula) et qui éclot en mars sur le Grand Parc.

Boudinotiana nota. MP.

Terminons par une image que la nature nous offre.

Gilbert, Marie, Marie-Pierre, Myriam.

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Balade hivernale au départ de Létra. 20 février 2022.

La prospection de ce dimanche 20 février a débuté au hameau du Badier, au dessus de Létra dans le Beaujolais des pierres dorées.

Ciel assez couvert avec peu d’éclaircies et une certaine fraîcheur ambiante. Du coup, dans le vallon du ruisseau du Badier que nous remontons au nord, les oiseaux ne sont pas très bavards. Nous serons quand même longuement accompagnés par les chants de la Grive draine et de la Grive musicienne qui annoncent le printemps tout proche…Avec un passage de quelques Grives litornes reconnaissables à leurs cris caractéristiques.

Ce vallon plutôt encaissé et humide est peuplé d’arbres envahis par des mousses verdoyantes.

Les grandes Hellébores fétides (Helleborus foetidus) sont en pleine floraison, les Euphorbes des bois (Euphorbia amygdaloides) le seront bientôt et il faut scruter les talus pour découvrir la Potentille à petites fleurs (Potentilla micrantha).

Héllébore fétide. MP.
Euphorbe des bois. MP.
Potentille à petites fleurs. MP.

Nous trouvons aussi la Luzule des forêts (Luzula sylvatica).

Luzule des forêts. MP.

Nous comptons une bonne cinquantaine de larves de Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) dans une mare.

Larves de salamandre. PJ.

À plusieurs reprises, le Pic noir manifeste sa présence.

Pic noir. Wikimedia Commons. Steffen Hannert.

Le ruisseau a un bon débit et il déborde par endroit, d’où quelques passages scabreux ! Avec aussi de très gros arbres déracinés sur le chemin…

Dans cette atmosphère humide, les mousses sont partout.

Hylocomium splendens. PJ.

Sur les troncs couchés au sol poussent de drôles de « champignons ». Difficile d’en donner un nom : Trichoglossum hirsutum ? Ou plutôt Xylaria polymorpha ? Restons prudent et ne donnons pas de nom à ces champignons !

Quant à ces petites boules, poussant elles aussi sur le bois mort, ce sont des mycétozoaires. « Ils affectionnent les milieux humides et riches en matière organique en décomposition. Ils absorbent par phagocytose les bactéries et les particules en décomposition. » source Wikipedia.

Plus facile à identifier, la Pézize écarlate (Sarcoscypha coccinea).

Pézize écarlate. MP.

Un Grillon des bois (Nemobius sylvestris) profite d’un rayon de soleil.

Grillon des bois. MP.

Au lieu dit « Les Razes », de vieilles fermes abandonnées où des trophées sont cloués sur une porte… Anecdote : 5 ou 6 chasseurs étaient postés, souvent assis, le long du ruisseau sur notre parcours. Un bref échange avec l’un d’eux. C’était une chasse au renard, les traqueurs sont montés dans la forêt pour rabattre les animaux. 23 renards ont été tués depuis le début de la saison. Rien à ajouter de plus.

Passage à proximité de la Croix Papin et cheminement sur les crêtes d’où nous apercevons les Alpes ensoleillées et enneigées.

C’est l’endroit que nous choisissons pour pique-niquer. Nous y observons une Coccinelle (non identifiée) en balade sur une Tramète versicolore (Trametes versicolor), un champignon qui détruit la lignite des feuillus.

Coccinelle sur Tramète versicolore. PJ.

Quelques touffes de callunes que l’on peut confondre avec la bruyère mais reconnaissable à ses feuilles en écailles. Une petite erreur de pilotage nous fera passer à travers la forêt dans des pentes un peu raides pour retrouver notre sentier…d’où des glissades sur feuilles sèches !

Sur le sentier retrouvé, de grosses touffes de Stellaire intermédiaire ou Mouron blanc ou encore Mouron des oiseaux (Stellaria media).

Stellaire intermédiaire. PJ.

Sur les arbres, la Mousse est ici remplacée par le lichen.

Une autre coccinelle attire notre attention : la Coccinelle à virgules (Exochomus quadripustulatus).

Coccinelle à virgules. MP.

De retour au hameau du Badier, un rayon de soleil fait chanter le seul bruant zizi de la journée et l’accenteur mouchet se montrera furtivement.

Accenteur mouchet. YD.

Brigitte, Christiane, Daniel, Marcelle, Marie, Myriam, Patrick.

Compte-rendu : Marie. Photos : Marie, Myriam, Patrick, Yves.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 12 février 2022.

-2° lorsque nous commençons le comptage. Heureusement il n’y a pas de vent. Le givre recouvre les pelouses. Beaucoup de changement depuis notre dernier passage : les effectifs de foulques ont bien diminué et ceux de fuligules ont « fondu ». Seul celui des Nettes rousses est en hausse. Les îlots de la Forestière sont découverts ce qui permet de repérer les bécassines plus facilement. Les Grands Cormorans ont maintenant leur plumage nuptial.

Grand Cormoran. YD.

Nous assistons à un superbe spectacle au dessus du lac du Drapeau : une pompe d’environ 120 Cigognes blanches.

Cigognes blanches. Wikimedia Commons. Henrike Mühlichen
Cigogne blance. Wikimedia Commons. Yves Hoebeke.

Résultat du comptage.

  • Bécassine des marais : 11
  • Canard chipeau : 3
  • Canard colvert : 160
  • Canard pilet : 1
  • Cygne tuberculé : 45
  • Foulque macroule : 930
  • Fuligule milouin : 10
  • Fuligule morillon : 27
  • Gallinule poule d’eau : 16
  • Goéland leucophée : 21
  • Grand Cormoran : 160
  • Grande Aigrette : 2
  • Grèbe castagneux : 60
  • Grèbe huppé : 93
  • Harle bièvre : 3
  • Héron cendré : 23
  • Mouette rieuse : 130
  • Nette rousse : 300
  • Sarcelle d’hiver 51
Gallinule poule d’eau. YD.

Marie, Myriam, Quentin.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 29 janvier 2022.

Température toujours basse : 0°. Pas un rayon de soleil. Les plans d’eau sont encore en partie gelés. En particulier ceux de la Forestière où certains d’entre eux le sont complètement ce qui facilite le comptage !

Lac des Eaux Bleues au petit matin.

Pourtant, le « printemps » se fait sentir : nous assistons plusieurs fois à des combats de mâles de cygnes pour le beau plumage d’une femelle.

Résultat du comptage.

  • Bécassine des marais : 1
  • Canard chipeau : 39
  • Canard colvert : 173
  • Canard pilet : 1
  • Chevalier guignette : 1
  • Cygne tuberculé : 30
  • Dendrocygne à ventre noir : 1
  • Foulque macroule : 2690
  • Fuligule milouin : 570
  • Fuligule milouinan : 1
  • Fuligule morillon : 108
  • Gallinule poule d’eau : 18
  • Garrot à oeil d’or : 4
  • Goéland cendré : 1
  • Goéland leucophée : 18
  • Grand Cormoran : 180
  • Grande Aigrette : 1
  • Grèbe castagneux : 68
  • Grèbe huppé : 167
  • Harle bièvre : 6
  • Héron cendré : 22
  • Mouette rieuse : 160
  • Nette rousse : 270
  • Râle d’eau : 1
  • Sarcelle d’hiver : 51
Fuligules morillon. JCD.

Le Dendrocygne à ventre noir est toujours présent au Grand Large. Et un Chevalier guignette s’y nourrit tout près des voitures.

Chevalier guignette. MP.

Les Nettes rousses changent de plan d’eau au moindre dérangement et nous décidons de ne compter qu’un seul groupe. Quant aux fuligules, ils sont si actifs (ils plongent sans cesse pour se nourrir) que leur comptage n’est pas évident.

Gilbert, Marie-Pierre, Myriam.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 19 janvier 2022.

Le brouillard est présent à notre arrivée, mais il se lève assez rapidement. Il fait -2° sans vent. Conditions plus que suffisantes pour faire ce comptage que nous avions du annuler la fin de semaine dernière. Les plans d’eau sont en partie gelés, conséquence des températures négatives de ces derniers temps.

Deux espèces inattendues : une Bernache du Canada qui nous survole d’abord en criant puis que nous retrouvons sur le plan d’eau des Eaux Bleues. C’est une espèce originaire d’Amérique du Nord qui a été introduite en Europe au 17ème siècle dans les parcs. Elle a ensuite été relâchée pour pouvoir être chassée. Ses populations sont en expansion en France où elle se reproduit. Elle est aujourd’hui considérée comme une espèce exotique envahissante.

Mike Prince. Wikimedia Commons.

La seconde, un Dendrocygne à ventre noir, est une échappée de captivité. Cette espèce est présente dans le sud de l’Amérique du Nord et dans une partie de l’Amérique du sud.

Dendrocygne à ventre noir. MP.

La petite vague de froid a fait venir quelques Garrots à œil d’or.

Couple de Garrot à oeil d’or. Wikimedia Commons. Dick Daniels.

Nous observons un Butor aux Grands Vernes qui étaient pourtant entièrement gelés…

Résultat du comptage.

  • Bécassine des marais : 1
  • Bernache du Canada : 1
  • Butor étoilé : 1
  • Canard chipeau : 27
  • Canard colvert : 100
  • Chevalier culblanc : 2
  • Cygne tuberculé : 23
  • Dendrocygne à ventre noir : 1
  • Foulque macroule : 2390
  • Fuligule milouin : 293
  • Fuligule morillon : 82
  • Gallinule poule d’eau : 11
  • Garrot à oeil d’or : 3
  • Goéland cendré : 4
  • Goéland leucophée : 10
  • Grand Cormoran : 150
  • Grande Aigrette : 2
  • Grèbe à cou noir : 1
  • Grèbe castagneux : 10
  • Grèbe huppé : 224
  • Harle bièvre : 3
  • Héron cendré : 25
  • Martin-pêcheur d’Europe : 1
  • Mouette rieuse : 160
  • Nette rousse : 200
  • Râle d’eau : 1
  • Sarcelle d’hiver : 73

Un groupe d’une centaine de Pinsons des arbres se nourrit au sol des graines échappées des strobiles des aulnes qui bordent le sentier. Parmi eux, 5 Pinsons du Nord.

Pinson du Nord. JCD.

Un Épervier d’Europe se laisse admirer à La Forestière. Est-ce lui qui a plumé cette foulque ?

Plumée de Foulque macroule. MP.

Marie, Marie-Pierre, Myriam.

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Ambiance hivernale au Grand Parc de Miribel-Jonage. 14 janvier 2022.

Nous aurions dû faire un comptage. Oui mais c’était sans compter le brouillard. Si au Grand Large, il était possible de voir les oiseaux près de la rive, comment faire pour ceux qui s’en étaient éloignés.

Grand Large.

Même situation à la Forestière bien sûr. Nous avons donc reporté ce comptage et avons simplement profité de cette ambiance hivernale que nous partageons avec vous.

Plan d’eau de la Forestière.

Marie, Myriam.

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Suivi des oiseaux d’eau hivernants du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 18 décembre 2021.

Du crachin, 2° à notre arrivée… Et guère plus (3°) dans l’après-midi. Le niveau des plans d’eau a bien monté. Les bécassines se réfugient sur le peu d’espace restant sur les berges. Deux belles surprises : un Harle huppé à la Forestière

Harle huppé. Wikimedia Commons. CheepShot.

Et un mâle de Fuligule milouinan sur le lac du Drapeau. La dernière observation d’un mâle de cette espèce lors d’un comptage remonte à mars 2018.

Fuligule milouinan. Wikimedia Commons. Calibas.

Encore une Ouette d’Égypte, mais cette fois solitaire.

Résultat du comptage.

  • Bécassine des marais : 15
  • Canard chipeau : 10
  • Canard colvert : 196
  • Chevalier guignette : 2
  • Cygne tuberculé : 24
  • Foulque macroule : 4080
  • Fuligule milouin : 480
  • Fuligule milouinan : 1
  • Fuligule morillon : 39
  • Gallinule poule d’eau : 28
  • Goéland leucophée : 8
  • Grand Cormoran : 210
  • Grèbe castagneux : 53
  • Grèbe huppé : 96
  • Harle huppé : 1
  • Héron cendré : 23
  • Martin-pêcheur d’Europe : 1
  • Mouette rieuse : 120
  • Nette rousse : 170
  • Ouette d’Égypte : 1
  • Râle d’eau : 1
  • Sarcelle d’hiver : 18

Brigitte, Gilbert, Marie, Marie-Pierre, Myriam.

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Suivi des oiseaux d’eau hivernants du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 4 décembre 2021.

Lac de la Droite. MP.

Comptage difficile ! La pluie tombe drue tout le matin.

Heureusement, le soleil se montre dans l’après-midi accompagné de petites averses avec une belle lumière et un arc en ciel.

Résultat du comptage.

  • Bécassine des marais : 8
  • Butor étoilé : 1
  • Canard colvert : 200
  • Canard pilet : 1
  • Cygne tuberculé : 37
  • Foulque macroule : 3670
  • Fuligule milouin : 550
  • Fuligule morillon : 57
  • Gallinule poule d’eau : 17
  • Goéland leucophée : 7
  • Grand Cormoran : 220
  • Grèbe castagneux : 61
  • Grèbe huppé : 58
  • Harle bièvre : 1
  • Héron cendré : 29
  • Mouette rieuse : 220
  • Nette rousse 10
  • Râle d’eau : 1
  • Sarcelle d’hiver : 31
Butor étoilé. JCD.

Les nettes sont parties. De façon générale, elles sont nombreuses à la reprise des comptages mi-août, période où les individus nichant dans le nord de l’Europe se regroupent sur leur trajet de migration. Selon les années, elles repartent vers la fin septembre ou la fin octobre, voire vers la fin novembre pour aller hiverner dans le sud (en Camargue par exemple) et réapparaissent sur le parc sur la route de leur migration prénuptiale, souvent en janvier-février.

Nette rousse. YD.

Nous entendons et observons plusieurs Bouvreuils pivoine.

Bouvreuil pivoine. YD.

Les compteurs : Gilbert, Jean-Claude, Marie, Marie-Pierre, Myriam.

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Suivi des oiseaux d’eau hivernants du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 20 novembre 2021.

Ciel couvert, +4°. Et une chance, pas de brouillard en ce matin alors qu’il y en avait la veille et qu’il y en aura le lendemain.

Résultat du comptage.

  • Bécassine des marais : 11
  • Canard chipeau : 4
  • Canard colvert : 198
  • Canard pilet : 1
  • Canard siffleur : 2
  • Chevalier guignette : 1
  • Cygne tuberculé : 34
  • Foulque macroule : 3780
  • Fuligule milouin : 460
  • Fuligule morillon : 40
  • Gallinule poule d’eau : 30
  • Goéland leucophée : 9
  • Grand Cormoran : 300
  • Grande Aigrette : 1
  • Grèbe castagneux : 35
  • Grèbe huppé : 38
  • Héron cendré : 29
  • Martin-pêcheur d’Europe : 5
  • Mouette rieuse : 110
  • Nette rousse : 200
  • Ouette d’Égypte : 10
  • Râle d’eau : 2
  • Sracelle d’hiver : 23
  • Vanneau huppé : 1
Bécassine des marais. JCD.

L’effectif de Gallinule poule d’eau n’a jamais été aussi élevé.

Gallinule poule d’eau (juvénile). JCD.

Mais c’est une espèce qui reste très souvent cachée dans la végétation et certainement sous-évaluée la plupart du temps. La surprise est venue d’un groupe d’Ouettes d’Egypte, au repos sur un îlot du lac du Drapeau. Les contrées d’origine de cet anatidé sont bien sûr l’Egypte mais aussi l’Afrique sub-saharienne. L’Ouette a été introduite dans des pays européens proches de la France, comme l’Allemagne, l’Angleterre ou encore les Pays-Bas. On les observe donc de plus en plus chez nous.

Ouette d’Égypte. Wikimedia Communes. Charles J. Sharp.

C’est aussi au dessus du lac du Drapeau qu’un Vanneau huppé tournoyait en émettant son cri si particulier.

Vanneau huppé. Wikimedia Commons. Imran Shah.

À noter, notre premier Bouvreuil pivoine de la saison sur le site. Nous avons encore fait une belle rencontre. Une chenille d’Acronicta rumicis.

Acronicta rumicis. MP.

Elle se transformera en cet hétérocère.

Acronicta rumici. MP.

La bande de compteurs : Anne-Sophie, Gilbert, Marcelle, Marie, Marie-Pierre, Myriam, Pascale, Patrick.

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Le vol du Geai. Saint-Clair-du-Rhône. Mi-octobre 2021.

Un vol en bande organisée pour être plus précis, voilà la scène hallucinante offerte aux yeux d’un modeste ornithologue amateur, un lundi matin de la mi-octobre, en quête non d’émotions fortes – il les garde pour l’oiseau pas observé dans le Rhône depuis le siècle dernier, le Graal en quelque sorte – en quête plutôt de quelques menus passereaux pas trop farouches, dont il a retenu le nom scientifique, du genre Erithacus rubecula ou Parus major, pas d’exigence excessive.

Le fait divers, ignoré par la presse locale, se situe sur les bords du Rhône, dans le petit parc de St Clair, que domine une lignée de jeunes chênes.

Au-dessus des peupliers on aperçoit la cime des chênes

Une bande d’oiseaux colorés s’agitait dans les arbres, puis certains partaient vers les collines surplombant Saint-Clair, d’autres revenaient en va-et-vient régulier, comme une noria d’affamés. Dans les arbres, l’agitation incessante laissait entrevoir les protagonistes à l’œuvre, parfois la tête à l’envers

ou trônant à la cime dans un équilibre jamais pris en défaut

parfois en suspension

avant de se servir sans vergogne

et de filer en douce.

L’ornithologue amateur n’a pas hésité : c’est la bande de geais  de Saint-Clair !

Mais que faire ? Le flagrant délit est constitué, le vol incontestable quoique chaloupé, pas le vol, non, le vol, celui du geai chargé de son butin   En quatre temps au moins.

Envol vers les collines arborées et même en partie boisées au-dessus de Saint-Clair. Souvent le séjour sur l’arbre est bref : je cherche, je prends et j’emporte le gland. Certains plus gourmands, posés au sol, devaient en consommer, les fruits de ces jeunes chênes étaient assez gros en moyenne. Mais les mouvements étaient ceux d’une noria ininterrompue pendant plus d’une heure  au terme de laquelle, le bras rompu par le poids du lourd télé-objectif et la nuque endolorie, il me fallut abandonner la partie.

En comptant approximativement, il y avait ce matin là, dans les 3 ou 4 chênes visités, en permanence une vingtaine de geais, dérangés ni par le photographe nonchalamment appuyé contre une grille à moins de 20 mètres de la consommation du délit ni par les nombreux promeneurs qui passaient sur l’allée au pied des arbres

Étonnant pour des oiseaux réputés particulièrement méfiants, mais la gourmandise fait oublier bien des réflexes de prudence.

De ces provisions pour l’hiver, une grande partie sera oubliée et c’est ainsi que le geai contribue à la régénération de la forêt.

De retour sur les lieux les jours suivants, l’affluence avait cessé, seuls quelques geais étaient encore présents et actifs…pour finir les restes ou effacer les traces de leur hold-up ?

Compte-rendu et photos : Jean-Claude.

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Suivi des oiseaux d’eau hivernant au Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 6 novembre 2021.

Le Grand Large

Si le matin le ciel était bien couvert, nous avons bénéficié de belles éclaircies l’après-midi.

Résultat du comptage.

  • Bécasseau variable : 1
  • Bécassine des marais : 11
  • Canard chipeau : 1
  • Canard colvert : 118
  • Canard pilet : 1
  • Chevalier guignette : 1
  • Cygne tuberculé : 66
  • Foulque macroule : 3620
  • Fuligule milouin : 274
  • Fuligule morillon :39
  • Gallinule poule d’eau : 20
  • Goéland leucophée : 7
  • Grand Cormoran : 160
  • Grande Aigrette : 1
  • Grèbe castagneux : 16
  • Grèbe huppé : 29
  • Harle bièvre : 3
  • Héron cendré : 26
  • Martin-pêcheur d’Europe : 2
  • Mouette rieuse : 26
  • Nette rousse : 158
  • Sarcelle d’hiver : 23
Héron cendré. JCD.

Les effectifs des foulques et de fuligules montent doucement.

Fuligule morillon. JCD.

À l’inverse, celui des cygnes diminue. On peut les observer en grand nombre à la fin de l’été car les oiseaux qui vont passer l’hiver dans le sud font une halte, sur leur trajet de migration, de deux à trois mois sur le Parc.

Cygne tuberculé. YD.

C’est sur le site de la Forestière que nous avons observé le Bécasseau variable, 11 bécassines, et le Canard pilet. Belle observation également de Pipits spioncelles dans les herbes près des vasières.

Pipit spioncelle. Wikimedia commons. Yvan Medenica.

Un Sympétrum profitait du soleil. Probablement Sympetrum striolatum.

Quant à cette chenille de Noctuelle potagère (Lacanobia oleacera) qui traversait le sentier, elle ne va pas tarder à se nymphoser pour donner ce papillon.

Lacanobia oleacera. Chenille et imago. MP.

Cette noctuelle doit son nom au fait que les chenilles font des « ravages » dans les jardins. Mais elles se nourrissent aussi de plantes sauvages.

Les compteurs du week-end : Brigitte, Gilbert, Jean-Claude, Marie-Pierre, Myriam.

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Hommage.

Bernard nous a quittés le 23 octobre 2021. Ses amis des Naturalistes Rhodaniens ont lu le texte ci-dessous au cours de ces funérailles.

Bernard, tu fais partie des personnes qui laissent nécessairement une empreinte auprès de ceux qui ont eu la chance de te fréquenter. Ta forte personnalité, tes profondes convictions, ton érudition, tu les as mises, entre autres, au service de la science et de la Nature. Ta passion et ton engagement naturaliste nous ont tous marqués d’une façon ou d’une autre.

Beaucoup d’entre nous t’ont connu au CORA, et c’est en 2000 que tu as été un ardent et efficace membre fondateur de notre association Les Naturalistes Rhodaniens. Tu en as été naturellement le premier président, place que tu n’as occupée que 2 ans… ce ne sont pas les postes en vue que tu recherchais et tu avais le souci de passer la main et de laisser un espace à chacun.

Avec Myriam, vous avez constitué un duo naturaliste inséparable et complémentaire. C’est ensemble que vous avez pris en charge, entre autres, les comptages d’oiseaux d’eau du Parc de Miribel-Jonage, qui restent une activité importante de notre association et dont l’intérêt scientifique est toujours reconnu.

Nous connaissions tous tes immenses capacités de travail, et tu ne faisais jamais les choses à moitié. Tu étais autant amateur de terrain que de recherches et travail bibliographique. Ce furent aussi, et pendant des années, des heures de saisie sur ordinateur d’informations naturalistes relevées sur le terrain par votre duo et d’autres membres de l’association pour créer des bases de données.
Par la suite, c’est grâce à ta volonté, ta persévérance, ta ténacité que notre publication sur les passereaux nicheurs du Rhône a pu voir le jour. Tu as investi énormément de temps dans ce projet important en motivant, stimulant et accompagnant chacun pour que cet Atlas départemental puisse aboutir.

Ces dernières années, après les oiseaux, ton intérêt pour tout ce qui t’entoure t’a amené à te tourner vers les papillons et plus particulièrement les papillons de nuit. C’est toi qui as été à l’initiative de la création de l’inventaire des Hétérocères du département. Grâce à ta rigueur scientifique et à ton engagement, avec l’aide de Myriam et de quelques autres passionnés, et après tant de sorties nocturnes, il existe désormais une base de données très complète pour le Rhône.

Beaucoup d’entre nous ont partagé avec vous des séjours comme en Camargue, au Lac du Der, à l’ile de Ré, dans le Bugey ou dans les Monges et vous ont aussi accompagnés lors de sorties dans tous les recoins du Rhône dont tu avais à cœur de faire la prospection… Tu étais particulièrement attaché aussi aux Hautes Terres du Beaujolais, où des espaces de nature étaient encore protégés. Nous avons aussi partagé de nombreuses journées de constructions ou entretiens de nichoirs et nous t’avons vu manier aussi bien les idées que le tournevis ou la perceuse.

C’était dans toutes ces occasions que l’on découvrait aussi ta convivialité et cette capacité que tu avais de te mettre à la portée des gens et à leur écoute. Nous te sentions curieux de tout, aussi bien des personnes que des sujets ; tu aimais aller au fond des choses, tu étais un véritable puits de science et ta large culture, ton savoir et ta mémoire nous ont tous impressionnés. En bon professeur, tu aimais partager tes connaissances avec patience, gentillesse, et surtout en toute simplicité, en t’adaptant à chaque fois aux personnes qui t’entouraient. Tu avais cet art de transmettre ton savoir et l’émerveillement que tu portais à la Nature.

Tu avais très souvent un sourire au bord des lèvres, de temps à autre un peu railleur, et ton humour caractéristique, parfois piquant, nous accompagnait dans les nombreux moments amicaux et sympathiques passés ensemble, en arpentant les chemins, au cours de réunions mensuelles, ou autour de bons repas partagés où nous avons découvert par exemple ton art de faire sauter les crêpes !!

Tu as participé à tout dans l’association… et aussi longtemps que tu as pu le faire.

Nous sommes ce jour autour de toi pour te dire notre gratitude pour celui que tu as été, et pour tout ce que tu as apporté à chacun d’entre nous… tu nous as tous aidé à grandir, à progresser, à avancer…

Bernard, tout simplement, un immense MERCI.

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Balade à Chaussan. 17 octobre 2021.

CHAUSSAN, petite commune d’environ 1200 habitants est perchée sur les côteaux des Monts du Lyonnais, entre Min. 378 m, Max. 753 m d’altitude. L’agriculture occupe une superficie importante du territoire en partie pour l’élevage de bovins, une autre pour le maraîchage et un peu de vigne. La forêt  de diverses essences d’arbres est aussi présente sur ce territoire.

Le soleil réchauffe petit à petit l’air frais du matin. La végétation commence à prendre les couleurs d’automne. Sur des zones en friches, de beaux bouquets de senecio inaequidens (Séneçon de Mazamet ou Séneçon du Cap) une envahisseuse venant d’Afrique du Sud. C’est une astéracée toxique aussi bien pour les plantes voisines que pour les animaux.

Les arbustes sont couverts de fruits, notamment les fusains d’Europe (Euronymus europaeus).

Un Néflier (Mespilus germanica) petit arbre fruitier dont les nèfles seront mangeables blet après avoir subi la gelée.

Le lierre en fleur attire particulièrement les abeilles et les syrphes, ici le Syrphe tête de mort (Myothropa florea), grands pollinisateurs, qui font leurs dernières collectes de nectar et de pollen avant l’hiver.

Encore quelques papillons profitent des fleurs de l’automne : le Vulcain (Vanessa atalanta) peut être que de passage ici, car c’est migrateur qui retourne en hiver dans des régions plus méridionales. La piéride sp. L’Azuré commun (Polyommatus icarus),

le cuivré commun (Lycaena phlaeas)

et  le Satyre (Lasiommata megera).

Les oiseaux sont peu loquaces en cette saison. Le Rouge-gorge familier égrène ses notes cristallines, les Geais des chênes s’éparpillent en lançant leurs cris d’alerte, les Alouettes des champs et lulu se feront un peu entendre lorsque le soleil sera suffisamment brillant. Les Pics vert, épeiche et épeichette sont invisibles, mais quelques appels permettent de confirmer leur présence. Nos jumelles découvrent ceux qui resteront peut être tout l’hiver ici, sur ces pentes exposées au soleil : le Tarier pâtre est bien présent pour l’instant. C’est 30 espèces d’oiseaux qui ont été recensées sur ce circuit passant dans des sites variés. Il sera proposé au printemps 2022 (voir calendrier des sorties à paraître en janvier) période ou la faune et la flore sont plus abondantes.

Compte-rendu : Marcelle. Photos : Myriam.

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Suivi des oiseaux d’eau hivernant au Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptages des 23 et 24 octobre 2021.

La journée autour des lacs du parc se présente sous les meilleurs auspices : il n’y a pas une trace de brouillard, le ciel est immaculé et le vent plus proche du zéphyr que de la bourrasque ; il fera frais cependant tout au long de la journée mais sans excès. Une belle journée d’automne avec les feuillages qui, ça et là, se parent de leurs plus belles teintes.

Plage du Morlet et de l’autre côté du gué, peu d’oiseaux hormis les cygnes en nombre comme souvent et, ce matin, les esquifs pour l’aviron et de nombreux pêcheurs.

Sur le lac de la Bletta, très peu d’oiseaux, quelques foulques, sans plus ; le lac est assez fréquenté en ce moment par les pêcheurs ce qui peut expliquer la désaffection du plan d’eau.

Plus loin, les Bouscarles de Cetti nous accompagnent de leurs appels à chaque roselière mais quant à les apercevoir …

Sur le lac des Grands Vernes, quelques hérons en vue, un martin-pêcheur nous laisse admirer plusieurs fois, posé, la splendeur de son plumage ; peu de foulques et quelques cormorans de passage.

Le trajet, comme précédemment, reste bouleversé par la rupture du chemin due aux inondations; seul le passage entre le Drapeau et le lac de l’île Paul a été rétabli ; c’est là que Patrick nous rejoint après avoir compté aux Allivoz avant de se diriger sur la Droite pendant que le reste du groupe rejoint la voiture à la Bletta pour rallier le lac des Pêcheurs par la route de La Mamma.

Sur le lac du Drapeau, un grand « radeau » de Foulques en mouvement, plus d’un millier, se déplace lentement ; quelques grèbes huppés et castagneux les accompagnent.

Grèbe castagneux.

Le lac de l’île Paul est plus animé mais l’observation est assez délicate car dans ce plan d’eau tout en longueur, les oiseaux ont le chic pour s’espacer à l’autre bout de notre spot d’observation habituel.

Heureusement les espèces repérées se déplacent lentement : une majorité de nettes rousses, des fuligules milouins, quelques foulques isolées et 3 harles bièvre assez proche.

Foulques macroules et Fuligules milouins.

Les premières teintes d’automne et un beau ciel composé parent le lac en ce milieu d’après midi et la belle lumière facilite le comptage.

Lac de l’île Paul.

Exceptionnellement l’observation sur le Grand Large et la Forestière a été décalée au lendemain dimanche, assurée par Patrick. Si le Grand Large donne peu à observer, les lacs de la Forestière offrent une plus grande variété d’espèce : bécassines des marais régulièrement observée, un canard pilet, quelques sarcelles d’hiver, une dizaine de poules d’eau, 11 canards souchet et deux grands radeaux de foulques.

Sarcelle d’hiver.

En résumé, les oiseaux d’hiver commencent à arriver et à s’installer : foulques en plus grand nombre, une belle colonie de nettes rousses et déjà de nombreux milouins. Pour les limicoles, deux chevaliers guignette et 5 bécassines ; on note que les groupes se positionnent principalement sur les lacs du Drapeau, de l’île Paul et de la Forestière.

Résultat du comptage

Bécassine des marais : 9
Canard chipeau : 3
Canard colvert : 110
Canard pilet : 1
Canard souchet : 11
Chevalier guignette : 2
Cygne tuberculé : 131
Foulque macroule : 3330
Fuligule milouin : 227
Fuligule morillon : 15
Gallinule poule d’eau : 33
Goéland leucophée : 5
Grand Cormoran : 145
Grèbe castagneux : 14
Grèbe huppé : 29
Harle bièvre : 3
Héron cendré : 28
Martin-pêcheur d’Europe :7
Mouette rieuse : 97
Nette rousse : 180
Sarcelle d’hiver : 8

Marie- Marie-Pierre-Gilbert-Patrick et Jean Claude.

Compte-rendu et photos : Jean-Claude.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptages des 25 septembre et 9 octobre 2021.

Deux comptes-rendus en retard, sans images, le disque dur de notre ordinateur nous ayant lâché sans prévenir…

Comptage du 25 septembre avec un beau soleil. À retenir, le Butor étoilé qui a fait son retour, les limicoles qui sont toujours là et la présence d’un mâle de Fuligule nyroca, espèce qui n’avait pas été signalée au cours des comptages depuis le 7 décembre 2019.

Fuligule nyroca. Wikimedia Commons. Nicolaj Petkov.

Résultat du comptage :

  • Aigrette garzette : 3
  • Bécasseau variable : 3
  • Bécassine des marais : 8
  • Butor étoilé : 1
  • Canard colvert : 100
  • Canard pilet : 2
  • Canard souchet : 5
  • Chevalier culblanc : 1
  • Chevalier guignette : 1
  • Combattant varié : 1
  • Cygne tuberculé : 178
  • Foulque macroule : 2990
  • Fuligule milouin : 102
  • Fuligule morillon : 3
  • Fuligule nyroca : 1
  • Gallinule poule d’eau : 17
  • Goéland leucophée : 12
  • Grand Cormoran : 40
  • Grand Gravelot : 2
  • Grèbe castagneux : 6
  • Grèbe huppé : 32
  • Harle bièvre : 1
  • Héron cendré : 20
  • Martin-pêcheur d’Europe : 6
  • Mouette rieuse : 260
  • Nette rousse : 160
  • Râle d’eau : 1
  • Sarcelle d’hiver : 8

Participants : Gérard, Gilbert, Marie-Pierre, Myriam, Pascale.

Le comptage du 9 octobre s’est lui déroulé sous un ciel couvert. À noter une belle diversité de canard et encore des Guifettes noires en migration.

Résultat du comptage

  • Aigrette garzette : 2
  • Bécasseau variable : 2
  • Canard chipeau : 3
  • Canard colvert : 130
  • Canard pilet : 1
  • Canard siffleur : 2
  • Canard souchet : 13
  • Chevalier guignette : 2
  • Cygne tuberculé : 186
  • Foulque macroule : 2880
  • Fuligule milouin : 154
  • Fuligule morillon : 8
  • Gallinule poule d’eau : 16
  • Goéland leucophée : 12
  • Grand Cormoran : 31
  • Grande Aigrette : 1
  • Grèbe castagneux : 4
  • Grèbe huppé : 37
  • Guifette noire : 2
  • Harle bièvre : 1
  • Héron cendré : 21
  • Martin-pêcheur d’Europe : 8
  • Mouette rieuse : 70
  • Nette rousse : 170
  • Râle d’eau : 2
  • Sarcelle d’hiver : 32

Participants à ce comptage : Christiane, Daniel, Gilbert, Marie-Pierre, Myriam, Patrick.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 11 septembre 2021.

Le soleil brille toute la journée. La température est même un peu trop haute l’après-midi : 26°. Certaines vasières commencent à se découvrir, plus particulièrement à la Forestière où les conditions sont propices au stationnement des limicoles en migration. Vingt-huit Bécassines des marais y sont observées en train de se nourrir en groupe ! Un effectif que l’on n’avait pas vu depuis longtemps.

Bécassine des marais. Wikimedia Commons. Alpsdake.

D’autres limicoles sont observés : trois Bécasseaux variables, un Combattant varié, un Chevalier sylvain, un Chevalier culblanc et quelques Chevaliers guignette. Le Chevalier aboyeur n’a été qu’entendu.

Combattant varié. Wikimedia Commons. Alan Schmierer.
Chevalier sylvain. Wikimedia Commons. Amara Bharathy.
Chevalier culblanc. Wikimedia commons. Hugh Venables.
Chevalier guignette. JCD.

Résultat du comptage.

  • Aigrette garzette : 3
  • Bécasseau variable : 3
  • Bécassine des marais : 32
  • Canard chipeau : 5
  • Canard colvert : 130
  • Canard souchet : 2
  • Chevalier aboyeur : 1
  • Chevalier culblanc : 1
  • Chevalier guignette : 4
  • Chevalier sylvain : 1
  • Combattant varié : 1
  • Cygne tuberculé : 182
  • Foulque macroule : 1710
  • Fuligule milouin : 73
  • Gallinule poule d’eau : 19
  • Goéland leucophée : 1
  • Grand Cormoran : 37
  • Grande Aigrette : 1
  • Grèbe castagneux : 1
  • Grèbe huppé : 39
  • Guifette noire : 1
  • Harle bièvre : 1
  • Héron cendré : 24
  • Martin-pêcheur : 4
  • Mouette rieuse : 50
  • Nette rousse : 170
  • Sarcelle d’hiver : 14
Grande Aigrette. Wikimedia Commons. Andreas Trepte.

Depuis l’observatoire des Grands Vernes, nous voyons deux chevreuils dont seules les têtes sortent de l’eau. Ils traversent à la nage et grimpent sur l’île devant nous.

Du côté de l’île Paul, c’est un Petit Mars changeant (Apatura ilia) qui attire notre attention.

Les Cicindelles flexueuses (Lophyra flexuosa ) sont très nombreuses à courir devant nos pieds sur les sentiers sablonneux des Droites.

Les compteuses du jour : Marie-Pierre et  Myriam

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand-Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 30 août 2021.

Beaucoup de nuages et du vent… Au moins il ne fait pas trop chaud ! Le niveau des eaux est toujours assez haut. Des « algues » se sont développées sur certains petits plans d’eau.

La fin de l’été annonce le début des rassemblements de certaines espèces : l’effectif des foulques à doublé en 2 semaines. Les Sarcelles d’hiver et les Fuligules milouin commencent à revenir.

Résultat du comptage.

  • Aigrette garzette : 3
  • Bécassine des marais : 3
  • Blongios nain : 2
  • Canard chipeau : 4
  • Canard colvert : 95
  • Canard souchet : 1
  • Chevalier aboyeur : 1
  • Chevalier guignette : 3
  • Cygne tuberculé : 178
  • Foulque macroule : 1250
  • Fuligule milouin :15
  • Gallinule poule d’eau : 13
  • Goéland leucophée : 3
  • Grand Cormoran : 13
  • Grèbe huppé : 36
  • Héron cendré : 32
  • Martin-pêcheur d’Europe : 4
  • Mouette rieuse : 65
  • Nette rousse : 170
  • Sarcelle d’hiver : 7
Sarcelles d’hiver. Wikimedia Commons. Ken Billington.
Fuligules milouins. Wikimedia Commons.KKPCW;

Nous entendons quelques Guêpiers, observons Hirondelles de rivage et Hirondelles rustiques et des Faucons hobereaux. Lors du comptage précédent, nous avions assisté à une attaque de 2 de ces faucons contre une corneille. La différence de taille est intéressante à noter : les faucons  sont tellement plus petits que la corneille !

Les oiseaux ne sont pas encore très nombreux, nous avons le temps de flâner. Aujourd’hui, nous observons la Chrysomèle populaire encore appelée la Chrysomèle du peuplier (Chrysomela populi). Nous en trouvons à tous les stades. Les larves de ce coléoptère sont phytophages et dévorent les jeunes feuilles des peupliers.

Chrysomèle du peuplier adulte. MP.
Larves à différents stades. MP.
Nymphe. MP.

Plus loin, sur un plantain, des larves de Punaise verte ponctuée (Nezara viridula).

Nous retrouvons cette fleur peu commune, la Blackstonie perforée ou Chlorette, ou encore Chlore perfoliée (Blackstonia perfoliata) déjà observée en d’autres endroits du Grand Parc. Cette fleur de la famille des Gentianacées pousse sur les pelouses calcaires.

Sur un sentier, une « libellule » morte, les pattes encore accrochées à un brin d’herbe.

Pour les lépidoptères, nous observons  d’abord des chenilles d’hétérocères. La première est probablement celle d’Acronicta rumicis, la Noctuelle de la Patience.

Chenille de Noctuelle de la Patience. MP.

Celle du Sphynx de l’Euphorbe (Hyles euphorbiae) est plus facile à identifier. D’autant qu’elle est sur sa plante hôte.

Chenille du Sphynx de l’Euphorbe. MP.

Elle se transforma en ce bel adulte.

Sphynx de l’Euphorbe. MP.

Pour les Rhopalocères : la Belledame (Vanessa cardui), le Silène (Brintesia circe) et l’Argus bleu (Polyommatus icarus).

La Belledame. MP.
Le Silène. MP.
L’Argus bleu. MP.

Les compteurs : Gilbert, Marie, Marie-Pierre, Myriam.

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Contrôle des nichoirs à Chevêches d’Athéna des Coteaux du Lyonnais. 21 août 2021.

Les prévisions météorologiques annonçant une grosse chaleur pour ce samedi, Christian a profité de la fraîcheur des jours précédents pour entreprendre le suivi et l’entretien d’un bon nombre de nichoirs. Si bien qu’il n’en reste plus que douze à contrôler et à nettoyer : changement de la litière de copeaux s’il y a eu nidification, huile de lin sur le bois du nichoir pour l’imperméabiliser…

Comme chaque année, nos amies les vaches nous observent pendant nos travaux.

Dix de « nos » douze nichoirs ont été occupés par des Chevêches (présence de plumes, de pelotes), et nous trouvons des preuves de reproduction dans huit. Malheureusement, l’un d’eux contient quatre œufs non couvés. Un des adultes a-t’il disparu ?

Pour les deux autres nichoirs, l’un a servi à la nidification de mésanges et l’autre est occupé par des guêpes. Ces bons résultats confirment ce que Christian avait observé dans la semaine. Sur les 28 nichoirs installés, 19 ont été occupés par les chouettes et 15 ont servi à leur nidification. Le nombre estimé de jeunes est de 34.

Sur notre parcours, nous traversons un pré où les Spiranthes d’automne (Spiranthe spiralis) sont très nombreuses ; plus nombreuses que les années précédentes.

Les participants : Brigitte, Christian, Marcelle, Myriam.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 16 août 2021.

Pour ce premier comptage de la saison 2021-2022, nous échappons à la très grosse chaleur des derniers jours. 20° c’est même parfait pour arpenter le Grand Parc. Le ciel est très chargé en matinée mais le soleil revient. Les pluies violentes de l’été ont provoqué de grosses crues dont il reste quelques traces. C’est ainsi que nous devons nous déchausser pour traverser un gué.

Les débris et troncs apportés par l’eau sont nombreux sur les rivages des étangs de la Forestière.

Et cela faisait bien longtemps que nous n’avions pas vu la végétation aussi exubérante en cette saison, autant de fleurs.

Coronilla varia (Coronille bigarrée)
Agrimonia eupatoria (Aigremoine eupatoire)

Résultat du comptage.

  • Aigrette garzette : 10
  • Blongios nain : 1
  • Canard colvert : 110
  • Chevalier guignette : 5
  • Cygne tuberculé : 212
  • Foulque macroule : 520
  • Fuligule milouin : 3
  • Gallinule poule d’eau : 16
  • Goéland leucophée : 7
  • Grand Cormoran : 19
  • Grèbe castagneux : 7
  • Grèbe huppé : 44
  • Guifette noire : 2
  • Héron cendré : 28
  • Héron garde-boeufs : 1
  • Héron pourpré : 1
  • Martin-pêcheur d’Europe : 3
  • Mouette pygmée : 1
  • Mouette rieuse : 155
  • Nette rousse : 188
  • Sterne pierregarin : 2
Blongios nain mâle (Ron knight). Wikimedia Commons.

Résultat très modeste : beaucoup moins d’oiseaux que pour les comptages des années précédentes à la même date… Les passereaux sont également peu nombreux. Nous prenons le temps d’observer ce qui nous entoure. Les odonates sont très présents mais seule la Libellule écarlate (Crocothemis erythraea) s’est laissé approcher.

De nombreux petits escargots « colonisent » les plantes comme en Provence. Il semblerait que ce soit l’Hélicelle des Balkans (Xeroptica derbentina), une espèce introduite considérée comme envahissante.

Une autre espèce introduite envahissante attire notre attention : Megachile sculpturalis.

Cette très grosse abeille solitaire (environ 2 cm) vient d’Asie et a probablement été introduite par l’importation de bois. Le Centre de Ressources Espèces exotiques envahissantes indique « L’espèce pourrait entrer en compétition avec les abeilles indigènes pour les ressources alimentaires et les sites de nidification ».

Bien de chez nous, ces Galéruques bleues ou Chrysomèles de l’aulne (Agelastica alni) font un festin de cet aulne au bord du plan d’eau du Drapeau. Le feuillage est transformé en dentelle.

Reste à trouver qui a rejeté cette pelote.

Les compteurs : Gilbert, Marie-Pierre, Myriam

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Haut-Beaujolais. 13 juin 2021.

Très beau temps ce matin sur le Haut-Beaujolais avec une température agréable d’environ 20° et plus dans la journée. L’objectif de la sortie est la découverte du Pavot du Pays de Galle (Meconopsis cambrica), espèce très rare dans le Rhône, en période de floraison.

Accompagnés de Daniel Large, naturaliste du Haut-Beaujolais, nous nous dirigeons vers la combe d’Aroy. Le ruisseau d’Aroy prend sa source sous le sommet du Mont-Saint-Rigaud à environ 790 mètres d’altitude.

Ce vallon se trouve sur l’ENS (Espace Naturel Sensible) du Mont-Saint-Rigaud qui fait actuellement l’objet d’un projet d’aménagement mené par la CCSB (Communauté de Communes Saône-Beaujolais). Nous empruntons d’abord un chemin au milieu des boisements et Daniel nous apporte des informations sur les peuplements forestiers. Le parcellaire forestier étant morcelé, il y a de grandes différences de gestion entre les parcelles. Les plantations de Douglas (résineux originaire d’Amérique du Nord) alternent avec des boisements plus naturels à Sapins pectinés, résineux indigènes à la région, et quelques parcelles de feuillus.

Nous dérangeons un chevreuil non visible qui aboie dans les fourrés.

Nous photographions quelques fleurs des chemins forestiers : Millepertuis couché (Hypericum humifusum), Millepertuis élégant (Hypericum pulchrum), Lysimaque des bois (Lysimachia nemorum), Sabline à trois nervures (Moehringia trinerva), Véronique à feuilles de Serpolet (Veronica serpyllifolia), Gaillet des rochers (Galium saxatile).

Millepertuis couché.

Millepertuis élégant.
Lysimaque des bois.
Sabline à trois nervures.
Véronique à feuilles de serpolet.

Nous descendons ensuite vers la combe d’Aroy. Avant d’atteindre le fond de la combe, au niveau d’un suintement humide, Daniel nous montre, le long du sentier, des touffes de Millepertuis androsème (Hypericum androsaenum), espèce protégée en région Rhône-Alpes, poussant sur les bords ombragés des cours d’eau.

Millepertuis androsème.

Il est accompagné ici de la Laîche à épis espacés (Carex remota), de la Laîche à épis pendants (Carex pendula), de la Dorine à feuilles opposées (Chrysosplenium oppositifolium).

Laîche à épis espacés.
Laîche à épis pendants.
Dorine à feuilles opposées.

Après la traversée du ruisseau d’Aroy, enfin un premier pied de pavot, tout près du sentier.

Quelques mètres plus loin, un autre pied. Puis un autre et encore un autre. C’est environ 7 ou 8 pieds que nous recensons.

Certains pieds situés en bordure du chemin peuvent être menacés par le passage des motos trials, voir le piétinement des randonneurs. Le Pavot du Pays de Galle est ici en limite de répartition. Dans le département du Rhône il y aurait une autre station du côté de Tarare. C’est une espèce atlantique endémique à l’Europe de l’Ouest. Protégée  en Rhône-Alpes et d’autres régions, elle est indiquée dans l’Yonne, la Nièvre, le Haut-Beaujolais, l’Auvergne, l’Hérault, les Pyrénées. La Côte-d’Or est très probablement sa dernière station à l’est de la France.

Le fond de la combe d’Aroy abrite deux cardamines localisées dans le département : la Cardamine amère (Cardamina amara) et la Cardamine à sept folioles (Cardamine heptaphylla).

Cardamine amère.
Cardamine à sept folioles.

Le Silène dioïque (ou compagnon rouge), le Gaillet odorant (ou aspérule odorante) y sont fréquents. De nombreux Géotrupes des bois (Anoplotrupes stercorosus) traversent le sentier. Ce coléoptère recycle les excréments des mammifères de la forêt en façonnant une boule d’excrément dans lequel la femelle pond un œuf. La larve pourra s’y nourrir.

Nous observons aussi deux punaises des lieux humides.

Eysarcoris venustissimus.
Dyroderes umbraculatus.

Nous repartons en suivant un autre sentier très humide.

Et autour d’une plus grande et plus profonde flaque, nous observons des exuvies de Libellule déprimée (Libellula depressa) accrochées aux laîches qui l’entourent.

Dans l’eau, des larves de Salamandre tachetée (Salamandra salamandra) et des Gerris (Gerris lacustris).

Gerris.

Tout au long de l’Aroy, des sondages du substrat des écoulements d’eau, biotope favorable aux larves du Cordulégastre bidenté n’ont pas permis d’en mettre à jour. Le Cordulégastre bidenté (Cordulegaster bidentata) est une libellule rare, voire très rare, espèce menacée, inscrite sur liste rouge. On le trouve sur les massifs des Pyrénées et du Massif Central. Il a été observé dans la combe d’Aroy ce qui devrait permettre de protéger ce site.

Deux autres insectes ont retenu notre attention : la Mouche-à-scie de la scrofulaire (Tenthredo scrophulariae), plante que l’on trouve au bord des chemins humides et Raphidia notata : larves et adultes sont des prédateurs d’insectes forestiers dont certains nuisibles pour le bois.

Mouche à scie de la scrophulaire.
Raphidia notata.

Bien sûr, tout au long de notre randonnée les oiseaux nous ont accompagnés : Grive musicienne, Roitelets huppé et à triple bandeau, Mésanges noire et huppée, Gobemouche gris, Sittelle torchepot, Grimpereau des jardins etc… . Toute une famille de Troglodytes mignons, s’est dispersée bien que nous étions éloignés de leur zone de vie.

L’après-midi, nous sommes allés dans le vallon du Saut, ruisseau qui prend sa source à environ 650 mètres d’altitude et qui rejoint le ruisseau d’Aroy pour former le ruisseau des Planches qui se jette dans la Grosne Orientale. Les eaux de la source du Saut descendent rapidement une petite cascade donnant l’allure d’un torrent lorsqu’il y a un flux d’eau abondant.

Le ruisseau passe sous le viaduc de l’ancienne ligne de chemin de fer qui allait de Villefranche-sur-Saône à la Clayette.

Toute cette zone humide est aussi, en zone ENS du Mont-Saint-Rigaud et doit faire l’objet d’un suivi afin que les aménagements envisagés respectent la flore et la faune.

Petite Douve ou Flammette (Ranunculus flammula)
Scirpe des bois (Scirpus sylvaticus).
Caloptéryx vierge femelle (Calpoteryx virgo).
La Lepture tachetée (Rutpela maculata).
La Cétoine punaise (Valgus hemipterus).

Au niveau des coupes forestières, nous remarquons une épiaire particulière. Après des recherches bibliographiques, nous identifions l’Épiaire des Alpes (Stachys alpina), assez rare dans le département mais indigène dans le Haut-Beaujolais.

Le Haut-Beaujolais est riche en flore et en faune parfois remarquables. Rappelons que la chouette de Tengmalm niche là.

Daniel, Marie-Pierre, Myriam, Marcelle, Patrick.

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Sortie au Grand-Parc de Miribel-Jonage. 5 mai 2021.

Température plutôt basse ce matin ! Une averse nous accueille…mais ne dure pas. Quelques chants avant les plans d’eau : Rossignol, Pouillot véloce, Fauvette à tête noire.  Vers les passerelles de la Vorla, un couple de Bergeronnettes grises va et vient, se perchant régulièrement le bec plein d’insectes.

La Bergeronnette grise. JCD.

Un couple de Canard chipeau nage discrètement près de la berge.

Couple de Canard chipeau. JCD.

Un Coucou de forme rousse nous survole, c’est donc une femelle. En effet, une partie des femelles arborent cette couleur de plumage, mais jamais les mâles.

Coucou gris femelle. JCD.

Les Rousseroles commencent à chanter. D’abord discrètement, puis leurs chants « envahissent » les roselières. Nous notons qu’il y a autant de Rousseroles turdoïdes que d’effarvates.

La Rousserole effarvate. JCD.

Une douzaine de Sternes pierregarin stationne sur le radeau installé sur le lac de la Droite. Deux Hérons pourprés passent, tout comme un Milan noir. Depuis l’observatoire dominant une partie du lac du Drapeau, nous observons 2 Aigrettes garzettes.

L’Aigrette garzette. JCD.

Un cygne couve sur un îlot, la tête sous l’aile. Mais il (ou elle) va régulièrement rejoindre l’eau après avoir pris soin de recouvrir ses oeufs de végétation.

Fauvette grisette et Tarier pâtre sont présents.

Le soleil vient enfin nous réchauffer en fin de matinée. Les insectes sont plus actifs et les Guêpiers en profitent. Nous nous installons au bord du lac. La Bouscarle de Cetti fait retentir son chant. Nous entendons aussi le Loriot. Les observations sont nombreuses : Bihoreau gris (1), Chevalier guignette (1), Aigrette garzette (1), Sternes pierregarin (une vingtaine ;  nous notons des accouplements), Goélands leucophées (6), Mouettes rieuses (6), Cygnes tuberculés (13), Hirondelles de rivage (une dizaine), Grands Cormorans (3), Guifettes moustac (5 ou 6) et Guifettes noires (3).

Le Bihoreau gris. JCD.
Le Chevalier guignette. JCD.
La Guifette moustac. Wikimedia Commons. Lip Kee.
La Guifette noire. Wikimedia Commons. Cephas.

Un peu plus tard, un Crabier chevelu vient se poser un instant puis repart.

Le Crabier chevelu. YD.

Sur tous les plans d’eau : Grèbes huppés, Foulques macroules, quelques Nettes rousses. Nous profitons du soleil pour nous intéresser à la flore et aux insectes. D’abord dans la prairie sèche où nous avons pique-niqué.

Les Ibéris à feuilles pennatifides (Iberis pinnata) (plante que l’on trouve dans le département principalement sur le Grand Parc), attirent les Argus bleus (Polyomatus icarus).

Argus bleu sur Ibéris pennatifide. MP.

La (probable) Pieride de l’ibéride (Pieris mannii) préfère le serpolet.

La Piéride de l’ibéride. MP.

Nous remarquons le Bugle petit-pin (Ajuga chamaepitys) et la Saponaire de Montpellier (Saponaria ocymoides), deux plantes des pelouses sèches.

Le Bugle petit-pin. MP.
La Saponaire de Montpellier. MP.

Nous observons trois odonates : l’Agrion porte-coupe (Enallagma cyathigerum), le Leste brun (Sympecma fusca) et le Crocothemis écarlate (Crocothemis erythraea).

Agrion porte-coupe. MP.
Le Leste brun. MP.
Le Crocothémis écarlate. MP.

Un Lézard des murailles hésite entre soleil et ombre en lisière.

Dans une autre prairie, la Sauge officinale (Salvia officinalis) forme de beaux bouquets, avec parfois des individus blancs.

Sauge officinale. MP.

Des insectes apprécient leur pollen. Le Sphynx gazé (Hemaris fuciformis), ou Sphynx du chèvrefeuille (plante hôte de la chenille), un hétérocère qui vole le jour. Et la Cétoine velue (Tropinota hirta), à moins que ce ne soit la Cétoine hérissée (Tropinota squalida). Une différence étant le scutellum (triangle entre les élytres). Il est ponctué chez la première et lisse chez la seconde. L’autre différence étant l’orientation des dents des pattes antérieures …

Le gazé. MP.
La Cétoine velue. MP.

Les fleurs de  Lin cultivé (Linum usitatissimum) n’attirent personne malgré leur splendide couleur bleue

Le Lin cultivé. MP.

Un peu plus loin, une belle station de Scrophulaire des chiens (Scrophularia canina)

La Scrophulaire des chiens. MP.

D’autres fleurs, que l’on trouve, entre autres, sur pelouses alluviales.

Le Muscari à toupet (Muscari comosum). MP.
La Bourse de Judas (Lepidium campestre). MP.
Le Réséda batârd (Reseda lutea). MP.

Elles attirent soit des insectes se nourrissant de nectar comme le coléoptère Dinoptera collaris.

Soit des chasseurs à l’affût.

La Pisaure admirable (Pisaura mirabilis). MP.
Araignée de la famille des Thomasidae. MP.
Le Clairon des ruches. (Trichodes alvearius). MP.

Un autre chasseur à l’affût, la Saltice orangée (Carrhotus xanthogramma), petite araignée (7 à 9mm) de la famille des Salticidae. Elle capture ses proies en sautant.

En face du lac de la Droite, une petite pelouse en retrait abrite des orchidées.

Orchis casqué (Orchis militaris). MP.
Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora). MP.

On y trouve aussi quelques papillons.

Le Thécla de la Ronce (Callophrys rubi). MP.
La Phalène picotée (Ematurga atomaria). MP.

En lisière boisée, nous trouvons la Chrysomèle du peuplier (Chrysomela populi), encore nommée Chrysomèle populaire. Elle se différencie de la Chrysomèle du tremble (Chrysomela tremula) par la présence d’une petite tache noire à l’apex. Adultes et larves des deux espèces consomment les feuilles de leurs arbres hôtes.

La Chrysomèle du peuplier. MP.

Le Cercope intermédiaire (Cercopis intermedia) suce le suc des feuilles. Notez ses fémurs rouges et qui le distingue du Cercope sanguin (Cercopis vulnerata). Les taches rouges de ses élytres sont aussi beaucoup plus petites. Les larves de ces espèces sont recouvertes d’écume.

Le Cercope intermédiaire. MP.

Quant à ces deux Crache-sang (Timarcha goettingensis), ils sont bien occupés.

Cette chrysomèle est un peu plus petite que le Grand Crache-sang (Timarcha tenebricosa) et surtout ses élytres ne pas mates mais sont plus « ponctuées ». La plante nourricière des larves est le gaillet. Dans le cas présent, il faut en conclure que la femelle pondra ses œufs directement après l’accouplement sur la plante sur laquelle elle se tient. Ces insectes sont aptères, donc ils ne volent pas. Leur moyen de défense est la sécrétion par la bouche et les articulations d’un liquide rouge qui leur a donné leur nom.

Participants de cette belle journée : Brigitte, Jean-Claude, Marie, Marie-Pierre, Myriam.

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Balade dans le Vallon de Rochecardon. 3 mai 2021.

Le vallon de Rochecardon traverse les Monts d’Or sur les communes de Champagne et Saint-Didier et se termine dans le 9ème arrondissement de Lyon où le ruisseau de Rochecardon se jette dans la Saône. Ce vallon très « vert » dans lequel on trouve des biotopes variés : bois, ruisseau, étang, prairies, a été protégé de l’urbanisation en 1989, grâce à une association de protection de la nature.

Le site est accessible en transport en commun par un bus qui part de la gare de Vaise. Pour nous, le départ se fait par le sentier des Perrières, avenue Général De Gaulle à Champagne, juste en face d’un magasin de sport. Le contraste est saisissant entre l’agitation d’une route très fréquentée desservant des centres commerciaux et le calme d’un bois préservé.

Les chants d’oiseaux sont immédiatement nombreux : Grive musicienne, Troglodyte, Fauvette à tête noire, Merle, Mésanges bleue et charbonnière. Les tambourinages d’un Pic épeiche résonnent. Nous trouvons une loge certainement occupée : des fientes « dégoulinent » au dessous du trou d’entrée.

Mésange bleue. YD.

Lamier blanc (Lamium album) et Lamier jaune (Lamium galeobdolon) poussent dans ce sous-bois ensoleillé.

Lamier jaune

Sur le bois mort, un Isopode (toutes les pattes sont de la même longueur) de la famille des Armadillidae. C’est un crustacé terrestre, détritivore donc d’une grande utilité.

Sur l’Ortie (Urtica dioica), nous observons un coléoptère de la famille des Curculionidae. Le Balanin des noisettes ? celui du chêne ? La photo ne permet pas de trancher.

Toujours sur ortie, un diptère : Otites guttata.

Un très grand Tipule est au repos sur une tige de Lamier Blanc.

Sur une feuille de Gaillet gratteron (Galium aparine), c’est un microhétérocère : Cauchas rufimitrella qui en fait de même.

Notre sentier croise le ruisseau au niveau de Thiollay.

Un Roitelet à triple-bandeau chante. Un peu plus bas, une Bergeronnette des ruisseaux passe en vol. De nombreux moulins existaient le long du ruisseau. Ils ont disparu ou ont été transformés. Le fusain (Euonymus europaeus) pousse en abondance le long du sentier.

Nous empruntons la route du Petit Bois. Le soleil nous éblouit. Une énorme Aubépine est parée de blanc.

Sur un muret, deux fougères des milieux rocheux secs : la Rue des murailles (Asplenium ruta-muraria) appréciant les lieux ensoleillés, et la Capillaire des murailles (Asplenium trichomane