Suivi des oiseaux d’eau hivernant au Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 19 novembre 2022.

Grand Large. MP.

Soleil ponctué d’averses pour ce comptage. Ce qui nous permet de voir un arc-en-ciel et d’avoir une belle luminosité.

L’effectif des fuligules augmente.

Fuligule milouin. JCD.

Une énigme : sur un îlot de la Forestière, un Râle d’eau à crié, avec de rares interruptions, pendant plus de 30 minutes. Parfois un autre râle lui répondait. Nous n’avons noté aucun dérangement qui aurait pu expliquer ces cris.  

Râle d’eau. Wikimedia Commons. Steve Garvie.

Résultat du comptage.

  • Bécassine des marais : 8
  • Bernache nonnette : 1
  • Canard chipeau : 13
  • Canard colvert : 224
  • Canard siffleur : 6
  • Canard souchet : 1
  • Chevalier guignette : 1
  • Cygne tuberculé : 67
  • Foulque macroule : 4000
  • Fuligule milouin : 440
  • Fuligule morillon : 51
  • Gallinule poule d’eau : 16
  • Goéland leucophée : 10
  • Grand Cormoran : 140
  • Grande Aigrette : 1
  • Grèbe castagneux : 25
  • Grèbe huppé : 39
  • Héron cendré : 24
  • Martin-pêcheur d’Europe : 5
  • Mouette rieuse : 50
  • Nette rousse : 137
  • Râle d’eau : 3
  • Sarcelle d’hiver : 61
Grand Cormoran. JCD.

Au Pont d’Herbens, deux jeunes Ragondins (Myocastor coypus) peu farouches s’affairent sans se préoccuper de ceux qui les observent.

Ragondin. MP.

Toujours quelques fleurs dont deux Silènes : le Silène commun (Silene vulgaris) et le Silène à feuilles larges (Silene latifolia).

Silène commun. MP.
Silène à feuilles larges. MP.

Ou encore le Cirse lancéolé (Cirsium vulgare).

Cirse lancéolé. MP.

Un bourdon transi est « accroché » à une Achillée millefeuilles (Achillea millefolium), attendant que le soleil le réchauffe. Il s’agit de l’une des quatre espèces très proches que l’on ne peut distinguer sur photo : Bombus terrestris ou lucorum ou magnus ou cryptarum.

Bourdon. MP.

Les compteurs du jour : Gilbert, Marie-Pierre, Myriam.

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Permanence d’accueil du public à l’observatoire des Grands Vernes du parc de Miribel-Jonage. 13 novembre 2022.

Pas de chance, il a fallu jouer à cache-cache avec les bancs de brouillard. Avec un temps pareil, aucun visiteur ne s’est montré. À de rares moments, la visibilité s’est améliorée et a permis les observations ci dessous.

Butor étoilé. Wikimedia Commons. Nijland.
  • Bouscarle de Cetti : 1
  • Butor étoilé : 1
  • Canard chipeau : 2
  • Canard colvert : 8
  • Corneille noire : 6
  • Cygne tuberculé : 3
  • Étourneau sansonnet : 10
  • Foulque macroule : 3
  • Gallinule poule d’eau : 2
  • Goéland leucophée : 2
  • Grand Cormoran : 6
  • Grande Aigrette : 1
  • Grèbe castagneux : 2
  • Héron cendré : 3
  • Martin-pêcheur d’Europe : 1
  • Merle noir : 1
  • Mésange à longue queue : 4
  • Mésange bleue : 1
  • Mésange charbonnière : 2
  • Pic vert : 1
  • Pouillot véloce : 1
  • Rougegorge familier : 1
  • Troglodyte mignon : 1

Grande Aigrette. Wikimedia Commons. Pkuczynski.

Olivier et Jean-Claude.

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Suivi des oiseaux d’eau hivernant au Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 5 novembre 2022.

La température n’est plus la même que celle du dernier comptage… Et avec un petit vent du nord, les gants sont les bienvenus. La Bernache nonnette observée il y a un mois arpente de nouveau les pelouses du Morlet. Un petit groupe de Bécasseaux variables est toujours visible sur les îlots du lac du Drapeau. Les Canards colvert sont très nombreux : 363 (à quelques unités près bien sûr !) dont 200 à la Forestière. Il faut remonter à janvier 2017 pour avoir un effectif aussi élevé sur le Grand Parc.

Canard colvert. YD.

Le lac qui présente la plus grande diversité est comme les années précédentes le lac des Allivoz : Canards chipeau, colvert, siffleur, souchet, Fuligules milouin et morillon, Grèbes huppés et castagneux… Observations faites avec le soleil qui fait scintiller les plumages. Et c’est là aussi qu’une Bouscarle de Cetti (fauvette aquatique discrète que l’on entend dans les roselières de tous les plans d’eau) a bien voulu se faire admirer.

Bouscarle de Cetti. Wikimedia commons. Luiz Lapa.

Résultat du comptage.

  • Bécasseau variable : 8
  • Bécassine des marais : 8
  • Bernache nonnette : 1
  • Canard chipeau : 5
  • Canard colvert : 363
  • Canard siffleur : 6
  • Canard souchet : 24
  • Chevalier guignette : 2
  • Cygne tuberculé : 96
  • Foulque macroule : 3700
  • Fuligule milouin : 310
  • Fuligule morillon : 39
  • Gallinule poule d’eau : 20
  • Goéland leucophée : 5
  • Grand Cormoran : 150
  • Grande Aigrette : 1
  • Grèbe castagneux : 19
  • Grèbe huppé : 34
  • Héron cendré : 31
  • Martin-pêcheur d’Europe : 7
  • Mouette rieuse : 40
  • Nette rousse : 160
  • Râle d’eau : 1
  • Sarcelle d’hiver : 34
Canard souchet. YD.

Un Faucon émerillon fait une brève apparition, rasant le plan d’eau des Droites. Quelques fleurs égayent les chemins dont le Bugle petit-pin (Ajuga chamaepitys), une plante des milieux calcaires arides.

Bugle petit-pin ( (Ajuga chamaepitys). MP

Vipérine (Echium vulgare). MP.

Sauge officinale (Salvia officinalis). MP.

Coronille bigarée (Coronilla varia). MP.

Les insectes apprécient ces sources de nectar, en particulier le probable Bourdon des champs (Bombus pascuorum), le Syrphe ceinturé (Episyrphus balteatus) et la Mélitée du mélampyre (Melicta athalia).

Bourdon des champs. MP.

Syrphe ceinturé. MP.

Mélitée du mélampyre. MP.

Les compteurs : Marie-Pierre, Maxime, Myriam.

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Permanence d’accueil du public à l’observatoire des Grands Vernes du Grand Parc de Miribel-Jonage. 9 octobre 2022.

Les permanences d’accueil du public à l’observatoire des grands Vernes ont repris. Pour mémoire, elles se tiennent le second dimanche de chaque mois d’octobre à mai. Ce 5 octobre, les visiteurs ont été peu nombreux… L’équipe des Naturalistes Rhodaniens a pu faire découvrir les oiseaux ci-dessous.

  • Bécassine des marais : 1
  • Bouscarle de Cetti: 1
  • Buse variable : 1
  • Canard chipeau : 1
  • Canard colvert : 6
  • Corneille noire : 1
  • Cygne tuberculé : 30
  • Foulque macroule : 15
  • Gallinule poule d’eau : 1
  • Goéland leucophée : 2
  • Grand Cormoran : 7
  • Grèbe castagneux : 2
  • Grèbe huppé : 1
  • Héron cendré : 4
  • Martin-pêcheur d’Europe : 1
  • Mésange à longue queue : 5
  • Mésange bleue : 1
  • Mésange charbonnière : 1
  • Mouette rieuse : 2
  • Pic noir : 1
  • Pic vert : 1
  • Pie bavarde : 1
  • Pigeon colombin : 1
  • Pigeon ramier : 20
  • Râle d’eau : 1
  • Rougegorge familier : 1
  • Troglodyte mignon : 1
Cygnes tuberculés. YD.

Héron cendré. YD.

Martin-pêcheur d’Europe. YD.

Eric, Olivier C., Olivier M., Yves.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 22 octobre 2022.

Temps estival pour ce comptage. Toujours quelques limicoles. L’effectif des foulques et des fuligules monte doucement alors que celui des cygnes baisse : tout ce qu’il y a de plus normal.

Résultat du comptage.

  • Bécasseau variable : 1
  • Bécassine des marais : 6
  • Canard chipeau : 1
  • Canard colvert : 158
  • Canard pilet : 1
  • Canard siffleur : 5
  • Canard souchet : 5
  • Cygne tuberculé : 146
  • Foulque macroule : 3590
  • Fuligule milouin : 210
  • Fuligule morillon : 39
  • Gallinule poule d’eau : 26
  • Goéland leucophée : 14
  • Grand Cormoran : 74
  • Grèbe castagneux : 22
  • Grèbe huppé : 28
  • Héron cendré : 12
  • Martin-pêcheur d’Europe : 9
  • Mouette rieuse : 47
  • Nette rousse : 154
  • Râle d’eau : 1
  • Sarcelle d’hiver : 50
Nette rousse. YD.

Martin-pêcheur d’Europe. JCD.

Sur notre parcours, nous observons par deux fois une couleuvre à collier (Natrix natrix) en train de nager, dont l’une de bonne taille.

Couleuvre à collier. Wikimedia commons.Bouke te Cate.

Et encore des insectes : les chenilles du Bombyx de la ronce (Macrothylacia rubi), celle du Bombyx du chêne (Lasiocampa quercus) et une punaise : la Corée marginée (Coreus marginatus).

Bombyx de la ronce. MP.

Corée marginée. MP.

Ont participé au comptage : Brigitte, Christiane, Daniel, Marie, Maxime, Myriam, Océane, Patrick.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 8 octobre 2022.

Si le comptage de la Forestière s’est fait sous le soleil, nous devons attendre un très long moment que les trombes d’eau s’arrêtent pour commencer celui de l’autre partie du parc. Les couleurs d’automne sont au rendez-vous.

La Bernache nonnette est toujours présente sur les pelouses du Morlet.

Bernache nonnette et Canard colvert. MD.

Il reste encore quelques limicoles. Et nous assistons au passage de plusieurs groupes de Hérons gardeboeufs.

Héron gardeboeufs. Wikimedia commons. PJT56.

Les centaines de foulques du lac du Drapeau sont très agitées. Plusieurs groupes, tel celui ci-dessous, se rejoignent, puis s’éloignent, puis se rejoignent, puis s’envolent… Comptage difficile !

Foulques macroule. MP.

Résultat du comptage.

  • Aigrette garzette : 1
  • Bécasseau variable : 2
  • Bécassine des marais : 6
  • Bernache nonnette : 1
  • Canard chipreau : 10
  • Canard colvert : 206
  • Canard siffleur : 1
  • Chevalier guignette : 2
  • Cygne tuberculé : 218
  • Foulque macroule : 2770
  • Fuligule milouin : 170
  • Fuligule morillon : 18
  • Gallinule poule d’eau : 14
  • Goéland leucophée : 4
  • Grand Cormoran : 27
  • Grèbe castagneux : 14
  • Grèbe huppé : 34
  • Héron cendré : 30
  • Héron gardeboeufs : 57
  • Martin-pêcheur d’Europe : 8
  • Mouette rieuse : 38
  • Nette rousse : 122
  • Râle d’eau : 1
  • Sarcelle d’hiver : 27
Canard siffleur. JCD.

En plus des oiseaux d’eau, nous observons quelques papillons dont une femelle d’Argus bleu (Polyommatus icarus) et un accouplement de Soucis (Colias crocea).

Argus bleu femelle. MP.

Soucis. MP.

Participants au comptage : Jean-Claude, Marie, Marie-Pierre, Myriam, Stéphane.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 24 septembre 2022.

Ce comptage se déroule sous le soleil et une température agréable. La pluie de la nuit a laissé quelques gouttes sur les fruits des aubépines.

Une première surprise, sur les pelouses de l’Atoll : une Bernache nonnette ! S’est-elle échappée d’un parc ? Car cet oiseau qui niche des toundras arctiques à la Finlande ne s’observe pas souvent en France. Elle vient passer l’hiver plus au nord.

Bernache nonnette. Wikimedia commons. Thermos.

La seconde surprise ne viendra pas d’un oiseau mais d’un renard qui nous guette pendant que nous comptons une partie du lac du Drapeau.

Un Balbuzard pêcheur nous tient compagnie à la Forestière : il y reste longtemps, nous survolant assez bas. Un beau moment ! Même s’il ne pêche pas devant nous…

Balbuzard pêcheur. Wikimedia commons. Walter Sigmund.

Les limicoles sont encore très présents. Et il y a une belle diversité d’anatidés.

Chevalier culblanc. Wikimedia Commons. Hug Venables.
Canard siffleur (couple). Wikimedia commons. Tony Hisgett.

Résultat du comptage

  • Bécasseau variable : 12
  • Bécassine des marais : 7
  • Bernache nonnette : 1
  • Canard chipeau : 1
  • Canard colvert : 82
  • Canard pilet : 3
  • Canard siffleur : 2
  • Canard souchet : 1
  • Chevalier culblanc : 1
  • Chevalier guignette : 4
  • Cygne tuberculé : 270
  • Foulque macroule : 2790
  • Fuligule milouin : 110
  • Fuligule morillon : 9
  • Gallinule poule d’eau : 26
  • Goéland leucophée : 2
  • Grand Cormoran : 64
  • Grèbe castagneux : 17
  • Grèbe huppé : 37
  • Héron cendré : 32
  • Martin-pêcheur d’Europe : 11
  • Mouette rieuse : 46
  • Nette rousse : 150
  • Sarcelle d’hiver : 22
Mouette rieuse. JCD.

Les rayons du soleil passant à travers le feuillage colorent une mare limoneuse.

Le beau temps nous incite à flâner. Nous nous intéressons d’abord à la floraison de la Renouée japonaise qui est très mellifère. Cette plante invasive colonise bien des abords des plans d’eau…

Puis au Solidage du Canada (Solidago canadensis) et au Bident feuillé (Bidens frondosa) qui sont eux originaires d’Amérique.

Solidage du Canada. MP.
Bident feuillé. MP.

La prairie caillouteuse près des plans d’eau des Droites, régulièrement inondée lors des crues, accueille aussi une plante originaire d’Amérique du Nord : l’Euphorbe maculée (Euphorbia maculata).

Euphorbe maculée. MP.

Pour la flore indigène : la Renouée persicaire (Persicaria maculosa), la Chicorée sauvage (Cichorium intybus) et le Réséda raiponce (Reseda phyteuma).

Renouée persicaire. MP.
Chicorée sauvage. MP.
Réséda raiponce. MP.

Nous ne pouvons résister à l’observation de quelques insectes. Un souci (Colias crocea) qui butine un Buddleia de David (originaire de Chine…).

Le Souci. MP.

Une des trois espèces de cicindèle que l’on rencontre sur le site : la Cicindèle flexueuse (Lophyra flexuosa). Elles sont nombreuses à courir sur les sentiers sablonneux.

Cicindèle flexueuse. MP.

Et quelques odonates dont une femelle de Sympétrum méridional (Sympetrum meridionale), un Orthétrum réticulé (Orthetrum cancellatum) et un mâle de Sympétrum strié (Sympetrum striolatum).

Le Sympétrum méridional. MP.
L’Orthétrum réticulé. MP.
Le Sympétrum strié. MP.

Les participants au comptage : Brigitte, Gilbert, Marie-Pierre, Myriam.

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7 mai 2022 : Grand Parc de Miribel-Jonage.

La Forestière. MP.

Le 7 mai 2022 a été organisée une sortie afin de découvrir à la fois les oiseaux d’eau migrateurs et la flore et les insectes des pelouses sèches de la partie Est du Grand parc de Miribel. Le matin a été consacré à l’observation des oiseaux nicheurs et migrateurs sur les plans d’eau peu profonds de la Forestière, favorables à l’alimentation des limicoles et des canards de surface. Nous sommes partis du parking du Rizan pour nous rendre vers les plans d’eau. En route, la flore des milieux humides : le Lotier maritime (Lotus maritimus) à la fleur solitaire jaune pâle, l’Iris faux acore (Iris pseudacorus) et la Viorne aubier (Viburnum opulus) sur laquelle nous avons trouvé une Cétoine punaise (Valgus hemipterus).

Lotier maritime. MP.

Iris faux acore. PJ.

Viorne obier. MP.

Cétoine punaise. MP.

Dans les fourrés, nous avons observé un Cardinal à tête rouge (Pyrochroa serraticornis) à l’affût d’une proie.

Cardinal rouge. MP.

Puis la chenille d’un hétérocère de la famille des géomètres : la Boarmie crépusculaire (Ectropis crepuscularia).

Chenille de Boarmie crépusculaire. MP.

Un peu plus loin, en bordure de sentier, des touffes de Grémil pourpre-bleu (Buglossoides purpurocaerulea) qui lui apprécie les milieux thermophiles.

Grémil pourpre-bleu. MP.

Nous avons fait de belles observations sur les îlots des plans d’eau : 9 Chevaliers aboyeurs, 6 Bécasseaux de Temminck, 2 Chevaliers sylvain, 4 Grands Gravelots, 1 Chevalier guignette, 2 Bécassines des marais, 4 Petits Gravelots, 2 Sternes pierregarin, 1 Aigrette garzette, 2 Échasses blanches. Si la nidification des Sternes et des Petits Gravelots était connue sur le site, cette année a vu celle des Échasses !

Chevalier aboyeur. JCD.

Bécasseau de Temminck. JCD.

Échasse blanche. JCD.

Bien sûr, les oiseaux d’eau habituels étaient également présents. Un Faucon hobereau et un Milan noir transportant une proie nous ont survolés. Ils sont également nicheurs sur le site.

Faucon hobereau. JCD.

Milan noir. JCD.

Quelques odonates, dont cet Agrion jouvencelle (Coenagrion puella).

Agrion jouvencelle. MP.

Un éphère.

Éphémère sp. PJ.

Et quelques papillons.

Azuré de l’esparcette (Polyommatus thersites). MP.

Argus vert (Callophrys rubi). MP.

L’après-midi nous avons prospecté les pelouses sèches autour de la ferme de la forestière. Les orchidées étaient nombreuses : Orchis militaire (Orchis militaris), Orchis pourpre (Orchis purpurea), Orchis homme-pendu (Orchis anthropophora), Orchis singe (Orchis simia) et Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora).

Orchis militaire. MP.

Orchis pourpre. MP.

Orchis singe. MP.

Ophrys bourdon. MP.

Nous nous sommes aussi intéressés aussi aux plantes typiques de ce milieu sec et basique, en particulier : la Globulaire ponctuée (Globularia bisnagarica), essentiellement présente sur le Grand Parc pour le département du Rhône.

Globulaire ponctuée. MP.

L’Euphorbe de Séguier (Euphorbia seguieriana).

Euphorbe de Séguier. MP.

L’Alsine à feuilles étroites (Minuartia hybrida).

Alsine à feuilles étroites. MP.

Et encore l’Alysson faux alysson (Alyssum alyssoides).

Alysson faux-alysson. MP.

Le Criocère de l’asperge (Crioceris asparagi) se régalait des rameaux des Asperges sauvages (Asparagus officinalis).

Criocère de l’asperge. MP.

Tandis qu’un Azuré des cytises rechargeait ses « batteries » sur une Pimprenelle (Poterium sanguisorba)

Azuré des cytises. MP.

En scrutant les arbres poussant en lisière de ces prairies, nous avons trouvé plusieurs chenilles dont celles du Double Oméga (Diloba caeruleocephala), du Petit Paon de nuit (Saturnia pavonia), de l’Orthosie rougeoyante (Orthosia miniosa) et un petit papillon, la Tordeuse de l’œillet (Olethreutes arcuella). Ce sont tous des hétérocères.

Chenille du Double oméga. MP.

Chenille du Petit Paon de nuit. MP.

Chenille de l’Orthosie rougeoyante. MP.
La Tordeuse de l’œillet. MP.

En fin d’après-midi nous sommes allés sur une pelouse très sèche sur le secteur de Jonage où le sol nu et les lichens ont un fort de recouvrement.

Une plante très rare dans le département était en pleine floraison : la Renoncule à feuilles de graminées (Ranunculus gramineus).

Renoncule à feuilles de graminées. MP.

Nous y avons aussi observé l’Hélianthème des Apennins (Helianthemum apenninum).

Hélianthème des Apennins. MP.

Au niveau des orchidées seule l’Ophrys araignée (Ophrys aranifera) adaptée au sol sec prospère.

Ophrys araignée. MP.

Ce milieu, à priori « hostile » accueillait une chenille dodue, celle de la Noctuelle boueuse (Aporophyla lueneburgensis).

Chenille de la Noctuelle boueuse. MP.

Un peu plus loin, un Lézard vert occidental nous surveillait discrètement.

Lézard vert. MP.

Les participants à cette journée bien remplie : Brigitte, Christiane, Daniel, Jean-Claude, Myriam, Patrick.

Compte-rendu : Myriam et Patrick.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 10 septembre 2022.

La Forestière. MP.

Un beau soleil et une température agréable nous ont accompagnés pour ce comptage. La brume matinale s’est vite « évaporée ».

Le Grand Large. MP.

Encore de beaux coups d’œil : deux Crabiers chevelus et quatre Guifettes noires au Grand Large, un Canard pilet et une belle présence de Bécassines des marais à la Forestière, deux Bihoreaux gris au Drapeau, des Canards souchets aux Allivoz et des Martins-pêcheurs un peu partout.

Martin-pêcheur d’Europe. YD.

Crabier chevelu. Wikimedia commons. Rob Stoeltje.

Résultat du comptage.

  • Aigrette garzette : 3
  • Bécassine des marais : 14
  • Bihoreau gris : 2
  • Canard colvert : 59
  • Canard pilet : 1
  • Canard souchet : 6
  • Chevalier guignette : 8
  • Crabier chevelu : 2
  • Cygne tuberculé : 379
  • Foulque macroule : 2570
  • Fuligule milouin : 70
  • Fuligule morillon : 9
  • Gallinule poule d’eau : 26
  • Goéland leucophée : 18
  • Grand Cormoran : 23
  • Grèbe castagnueux : 8
  • Grèbe huppé : 46
  • Guifette noire : 4
  • Héron cendré : 41
  • Martin-pêcheur d’Europe : 11
  • Mouette rieuse : 54
  • Nette rousse : 146
  • Râle d’eau : 1
  • Sarcelle d’hiver : 14
Chevalier guignette. JCD.

L’Asperge officinale (Asparagus officinalis) est en fleur. Les plants sont couverts de petites clochettes.

L’Asperge officinale. MP.

Bien sûr, nous y avons cherché, et trouvé, une des deux petites chrysomèles qui parasitent ces plantes : le Criocère à 12 points (Crioceris duodecimpuncta).

Le Criocère à 12 points. MP.

D’autres fleurs : peut-être l’Érigéron annuel (Erigeron annuus) et le Silène à feuilles larges (Silene latifolia).

Érigéron. MP.

Le Silène à larges feuilles. MD.

Toujours des papillons dont cette Belle-Dame (Vanessa cardui). Wikipedia nous apprend que « La Belle-Dame est le papillon à l’aire de distribution la plus large au monde : elle peut être observée sur tous les continents à l’exception de l’Antarctique et l’Amérique du Sud. Elle est considérée, parmi les papillons, comme le plus grand migrateur connu. »

La Belle-Dame. MP.

Ont participé à ce comptage : Brigitte ; Gilbert, Marie, Marie-Pierre, Myriam, Nicolas, Pascale.

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Les landes de Montagny. 2 septembre 2022.

Petite balade improvisée ce matin, avant les orages prévus dans l’après-midi. Nous partons de l’étang du Battoir pour cheminer dans le secteur de Colombie-Lavaure. Nous remarquons près d’une habitation un Févier d’Amérique (Gleditsia triacanthos) aux longues gousses.

La période de nidification est évidemment terminée et les oiseaux vagabondent. Nous entendons des Fauvettes mélanocéphales un peu partout. Mais sont-ce les mêmes qui se déplacent ? Il y en a quand même trois ensemble dans un petit secteur. Nous n’en observons qu’une en vol.

Fauvette mélanocéphale. Wikimedia commons. Andreas Trepte.

Un Circaète Jean-le-blanc nous fait le plaisir de nous survoler à basse altitude puis de se percher non loin de nous.

Circaète Jean-le-blanc. Wikimedia commons. Rdraksha Chodankar.

Nous observons aussi Rougequeue à front-blanc, Fauvette grisette, Pie-grièche écorcheur, Tourterelle des bois ; des oiseaux qui ne vont pas tarder à nous quitter pour leurs sites d’hivernage.

Tourterelle des bois. Wikimedia commons. Charle J Sharp.

Au total, nous contactons 35 espèces. Les dernières pluies ont permis à quelques fleurs de s’épanouir dont la Scille d’automne (Prospero autumnale).

La Scille d’automne. MP.

Nous voyons aussi la Linaire commune (Linaria vulgaris), l’Érodium à feuilles de cigüe (Erodium cicutarium), l’œillet armérie (Dianthus armeria) le Pourpier potager (Portulaca oleracea).

La Linaire commune. MP.

L’Érodium à feuilles de cigüe. MP.

L’Oeillet armérie. MP.

Le Pourpier potager. MP.

Tout comme la gracile Renouée des haies (Fallopia dumetorum), aux feuilles triangulaires et dont les longues tiges s’enroulent sur la végétation voisine.

La Renouée des haies (fleurs). MP.

La Renouée des haies (feuille). MP.

Nous sommes surprises de voir des buissons refleurir. Si certains pieds d’Épine noire (Prunus spinosa) sont bien en fruits, d’autres sont couverts de fleurs. Certains Cornouillers sanguins (Cornus sanguinea) et Fusains d’Europe (Euonymus europaeus) sont eux prêts à refleurir. Sans doute le résultat du stress subi pendant les canicules de l’été.

Fruits de l’Épine noire. MP.

L’Épine noire. MP.

Les papillons sont bien présents.

Le Flambé (Iphiclides podalirius). MP.

Le Cuivré commun (Lycaena phlaeas). MP.

L’Argus bleu (Polyommatus icarus). MP.

La Mélitée des centaurées (Melitaea phoebe) vient récupérer des minéraux dans une crotte fraîche de chien.

La Mélitée des centaurées. MP.

Dans une « prairie » recouverte entièrement de Renouée des oiseaux (Polygonum aviculare) et de Gypsophile des murailles (Gypsophila muralis) nous observons un bon nombre d’hétérocères dont la Phalène sacrée (Rhodometra sacraria), l’Ensanglantée des renouées (Lythria purpuraria), la Phalène rougeâtre (scopula rubiginata).

La Renouée des oiseaux. MP.

La Gypsophile des murailles. MP.

La Phalène sacrée. MP.

L’Ensanglantée des renouées. MP.

La Phalène rougeâtre. MADO.

Près de l’ex étang du Battoir, un Lézard des murailles nous observe depuis sa cachette.

Nous lisons attentivement les explications concernant la modification du lieu. (le montage n’est pas très esthétique mais il permet de comprendre !)

Marie, Myriam.

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Suivi des oiseaux d’eau du Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 17 août 2022.

Temps orageux pour la reprise de cette nouvelle saison de comptage. En arrivant tôt, juste après la pluie, du côté du Morlet, des Canards colverts cherchent leur pitance sur le parc de stationnement…

Le soleil et la chaleur (trop forte…) nous accompagnent jusqu’à 15 heures et nous sommes déjà dans nos voitures quand l’orage reprend de plus belle. Une constatation : les oiseaux d’eau sont plus présents que l’an dernier à la même époque. D’abord par le nombre d’espèces : 30, dont 5 d’ardéidés et 6 de limicoles (les îlots de la Forestière étant découverts). Puis par les effectifs. Les foulques n’étaient que 520 le 17 août 2021, les colverts et les nettes deux fois moins nombreux. À signaler, une très belle observation d’un blongios juvénile à l’affût. Il est resté une dizaine de minutes tendu comme un arc, puis a commencé à se dandiner doucement et a fondu sur sa proie, rapide comme l’éclair. Il a ensuite disparu dans le feuillage.

Blongios nain juvénile. Wikimedia Commons. Marek Szczepanek.

Résultat du comptage.

  • Aigrette garzette : 3
  • Bécassine des marais : 3
  • Bihoreau gris : 1
  • Blongios nain : 2
  • Canard chipeau : 4
  • Canard colvert : 208
  • Canard souchet : 1
  • Chevalier culblanc : 1
  • Chevalier guignette : 11
  • Chevalier sylvain : 4
  • Cygne tuberculé : 373
  • Foulque macroule : 2380
  • Fuligule milouin : 25
  • Fuligule morillon : 2
  • Gallinule poule d’eau : 51
  • Goéland leucophée : 5
  • Grand Cormoran : 11
  • Grand Gravelot : 3
  • Grèbe castagneux : 3
  • Grèbe huppé : 41
  • Héron cendré : 42
  • Héron gardeboeufs : 5
  • Martin-pêcheur d’Europe : 10
  • Mouette rieuse : 24
  • Nette rousse : 130
  • Petit Gravelot : 5
  • Râle d’eau : 2
  • Sarcelle d’hiver : 14
  • Sterne pierregarin : 23
  • Vanneau huppé : 20
Chevaliers sylvain. Wikimedia commons. Nicola Veljkovic.

Aigrette garzette. JCD.

Bien sûr, nous constatons ici aussi les résultats des canicules de l’été. Le feuillage est grillé.

Le niveau de certains plans d’eau est très bas.

Nous préférons regarder la flore et les insectes qui restent.

La Salicaire pourpre (Lytrum salicaria). MP.

Le Sureau yèble (Sambuscus ebulus). MP.

Le Souci (Colias crocea). MP.

Le Flambé (Iphiclides podalirius). MP.

L’Azuré commun (Polyommatus icarus). MP.

Marie-Pierre, Myriam.

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Sainte-Consorce. 22 AVRIL 2022.

Nous étions 9, ce matin, sur la place du village de Sainte-Consorce, prêts à arpenter les chemins de cette petite commune de l’ouest Lyonnais. Des oiseaux chantent dans les jardins arborés des résidences : Serin cini, Chardonneret, Fauvette à tête noire, Pinson des arbres, Rouge-queue noir, Pigeon ramier, Tourterelle turque.

Serin cini. JCD.

Fauvette à tête noire. JCD.

Pinson des arbres. JCD.

Quelques moineaux s’ébattent, piaillant tantôt sur les toits, tantôt dans le couvert des haies. L’habitat humain devient rapidement clairsemé, car du centre du village, le paysage s’ouvre très vite sur des prairies bocagères.

Ce milieu permet l’observation de nouveaux oiseaux, qui diversifient encore le fond sonore. Les Rossignols se répondent, les Fauvettes grisette marquent depuis plusieurs semaines leur territoire. Un Bruant zizi chante aussi. Au loin, les cris lancinants d’un Pic vert. Pies, étourneaux, choucas, corneilles, se nourrissent au sol.

Corneille noire. JCD.

Plus loin, un petit groupe de hérons garde-bœufs se déplace d’une prairie à l’autre.

Héron garde-boeufs. JCD.

Nous descendons jusqu’au fond du vallon, longeant les haies de Pruneliers, de Fusain d’Europe, de grands chênes et d’Aubépines à un style en fleurs (Crateagus monogyna).

Aubépine à un style. MP.

Les chenilles du papillon de nuit le Cul brun (Euproctis chrysorrhoea) y ont fait leur cocon.

En cherchant avec attention, nous découvrons plusieurs reptiles, s’exposant discrètement aux rayons du soleil matinal, à travers la végétation. La Couleuvre verte et jaune y trouve un habitat propice ; celle-ci se nourrit principalement d’autres reptiles. Nous trouvons d’ailleurs des lézards des murailles et lézards verts en nombre le long des haies. Ces deux espèces de lézards sont insectivores.

Couleuvre verte et jaune. NG.

Lézard vert occidental. NG.

Lézard des murailles. MP.

Dans le fond du vallon, un ruisseau, le Ratier, traverse la commune.

Sa ripisylve étroite ou les bois qui le jouxtent offrent un habitat propice aux oiseaux sylvicoles. Nous contactons le Troglodyte, le Coucou, le Pic épeiche, la Buse variable, le Loriot, la Sitelle torchepot, le Grimpereau des jardins, le Rouge gorge, les Pouillot fitis et véloce, le Geai des chênes…

Troglodyte mignon. JCD.

Grimpereau des jardins. JCD.

Geai des chênes. JCD.

À la lisière, une Couleuvre à collier se prélasse. Une grenouille verte saute dans l’eau du ruisseau. À proximité, la Stellaire holostée (Stellaria holostea) forme un beau tapis sous les arbres, avec parfois un peu de Lierre terrestre (Glechoma hederacea).

Stellaire holostée. MP.

Gléchome lierre terrestre. MP.

Plus tard, alors que nous remontons un petit vallon affluent du Ratier, le chant caractéristique de la huppe (pou… pou pou !) nous permet de localiser un oiseau se déplaçant tantôt au sol à la recherche de nourriture, tantôt se perchant dans les basses branches des arbres.

Huppe fasciée. Wikimedia commons. Keta.

Le milieu est varié. Prairies bocagères, avec des haies plus ou moins denses, de vieux saules isolés, petit alignement de peupliers, petit peuplement de robiniers, quelques maisons avec de grands jardins…le relief est assez marqué. Cadre préservé ?

Cerisier à grappes (Prunus padus). MP.

Ici, nous nous attardons à écouter plusieurs Chouettes chevêches qui se répondent en plein jour. Quelques Guêpiers d’Europe nous survolent, en migration. Le manège intrigant de deux Mésanges à longue queue attire notre regard. Celles-ci font des allers et venues, rejoignant alternativement un point précis caché dans l’épaisseur d’une haie. Impossible de localiser leur nid. Un rossignol nous ignore, perché à découvert ; celui -ci lance des vocalises. Nous passons un long moment ébahis, à l’écoute de son chant puissant.

Rossignol philomèle. JCD.

Le sentier passe dans un sous-bois de chênes au feuillage vert tendre. Nous remarquons de nombreuses gales.

Nous observons quelques insectes : le Botys de la traînasse (Uresiphita gilvata) dont la chenille se nourrit de genêt.

Le Botys de la traînasse. MD.

Également, le Cercope sanguinolent (Cercopis sanguinolenta), le Cardinal à tête rouge (Pyrochroa serraticornis) et un accouplement de tipules, du genre Nephrotoma.

Le Cercope sanguinolent. MP.
Le Cardinal à tête rouge. MP.

Tipules. MP.

En montant vers Pollionnay, le milieu s’ouvre, laissant place à de grands champs, de grandes prairies avec de rares morceaux de haies. Des abeilles, des papillons butinent.

Machaon (Papilio machaon). JCD.

Une Fauvette grisette parade. Un Tarier pâtre alarme devant nous. Il traverse la prairie, se perchant de loin en loin sur les hautes herbes en nous surveillant.

Fauvette grisette. JCD.

Tarier pâtre mâle. JCD.

Perché sur le haut d’un buisson, un Bruant proyer (classé sur liste rouge au niveau national) marque son territoire de son chant caractéristique.

Bruant proyer. JCD.

Un petit groupe de 3 Tariers des prés occupent une clôture. Ils chassent les insectes, revenant alternativement sur leurs perchoirs. Cette espèce migratrice est menacée (sur liste rouge au niveau européen et mondial). Elle a déjà été notée nicheuse dans ce secteur. Trop tôt dans la saison pour confirmer leur nidification cette année, ces individus sont sans doute simplement en halte migratoire.

Tarier des prés mâle. JCD.

Au loin, sur un arbre mort, nous distinguons aux jumelles un Traquet motteux. Lui aussi en halte migratoire.

C’est l’après-midi. Les oiseaux, moins actifs, se font plus discrets. Haut dans le ciel, un Milan noir, un Milan royal et un Épervier tournoient. Nous notons la présence de quelques orchidées en fleurs. Ainsi que quelques insectes.

Orchis bouffon. MP.

Chrysotoxe prudent femelle (Chrysotoxum cautum). MP.
Paon de jour (Aglais io). MP.

Notre sortie a permis l’observation de 50 espèces d’oiseaux . Une belle diversité mais des effectifs faibles d’oiseaux communs par rapport aux années passées (par exemple, un seul couple d’Hirondelles rustiques observé, aucun Rouge queue à front blanc !).

Ont participé à cette sortie : Hélène, Hugo, Jules, Marcelle, Marie, Michel, Myriam, Nicolas, Simone.

Compte-rendu : Nicolas.

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Entretien des nichoirs à Chevêche d’Athéna. Coteaux du Lyonnais. 13 août 2022.

Pour éviter les trop fortes températures (nous en sommes à la troisième canicule depuis mai), nous avons commencé l’entretien annuel de « nos » nichoirs à Chevêche d’Athéna très tôt ce samedi. La désolation des paysages saute aux yeux. Prairies, arbres  et haies sont grillés.

Plus d’herbe verte pour nos amies les vaches…

Une Chevêche s’envole du premier nichoir que nous ouvrons.

Chevêche d’Athéna. YD.

C’est bon signe… sauf que les autres visites de la matinée ne sont pas aussi fructueuses. Sur les 13 nichoirs contrôlés, nous observons 4 preuves de nidification et 3 d’occupation sans reproduction (présence de pelotes). Nous trouvons les cadavres de 3 jeunes dans l’un des nichoirs. Que s’est-il passé ? Mort des parents ? Manque de nourriture ? Après avoir trouvé une patte de poule dans l’un des nichoirs et 4 œufs de poule dans un autre, nous posons un dispositif anti-fouine.

Comme chaque année, nous changeons la litière et donnons un coup de pinceau (huile de lin) sur ceux qui ont vieilli.

Finalement, grâce à Christian qui a passé d’autres matinées à contrôler les 16 nichoirs restants, nous pouvons faire le bilan. Il est bien moins bon que celui de l’an dernier, mais il dans la norme des années précédentes. La moitié des nichoirs posés accueillent nos chouettes. D’autres sont squattés par les mésanges, les étourneaux ou des guêpes polistes. Ce ne sont pas des polistes que nous remarquons dans une cavité du sol à proximité d’un nichoir. Mais sans doute des Guêpes communes (Vespa vulgaris), différenciables de la Guêpe germanique (Vespa germanica) à quelques détails non visibles sur la photo.

Nos autres observations : un Circaète Jean-le-blanc perché dans un arbre et houspillé par une Buse variable. Il finit par décoller ce qui nous permet de noter une nouvelle fois la grande différence de taille entre les deux espèces. Également un groupe de Hérons gardeboeufs, une Bondrée apivore et une quinzaine d’autres espèces. Rendez-vous l’année prochaine !

Christian, Marcelle, Marie, Marie-Pierre, Myriam.

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Rontalon. 7 août 2022.

Grand soleil, pour cette balade estivale. 19° à notre départ et 30° l’après-midi. Heureusement, il y a un peu de vent et le circuit des Ravières de la commune de Rontalon est souvent ombragé.

Rontalon est une commune agricole qui  fait partie de la Communauté de Communes du Pays Mornantais. Après les trois canicules ayant sévi depuis mai, les prairies sont particulièrement sèches. Les nombreuses zones boisées tempèrent néanmoins l’impression d’aridité, même si en regardant de près, nous constatons que les arbres souffrent. Nous suivons des ruisseaux qui sont parfois à sec. Mais il reste un peu d’eau qui court dans celui du Cartelier et la végétation qui le borde est verte.

En cette saison, les oiseaux sont discrets. La période de nidification est terminée pour la plupart d’entre eux, ils sont donc beaucoup moins actifs. Sans compter qu’ils doivent se protéger des ardeurs du soleil au cœur de la végétation. Mais ils sont bien là. Nous contactons 35 espèces au long de la journée. Nous entendons Pic vert, Pic épeiche et Pic épeichette, Sittelle torchepot et Grimpereau des jardins. Nous apercevons furtivement Mésanges charbonnière, bleue, huppée et à longue queue, Pinson des arbres et quelques Bruants zizi. Les Fauvettes à tête noire se régalent des baies de Sureau noir (Sambuscus nigra). Un Héron cendré profite d’une mare. Une Grive draine se tient à l’ombre au sol en lisière de bois. Plusieurs pouillots dont au moins un Pouillot fitis se nourrissent dans une friche. 80 corvidés bavards (Corbeaux freux et Corneilles noires) se reposent dans une prairie.

Pouillot fifis. Wikimedia commons. Gailhampshire.

Les plus visibles sont les rapaces et nous en observons souvent. Milans noir et royal, Buse variable, Faucon crécerelle, Busard Saint-Martin et sans doute un Circaète Jean le Blanc entendu et vu trop rapidement.

Milan royal. YD.

Les papillons sont assez nombreux. L a chaleur a rechargé leur « batterie » et ils volent sans avoir pitié des photographes qui tentent de les immortaliser.  Nous observons 13 espèces de rhopalocères (papillon de jour) dont : le Souci (Colias crocea), la Mégère (Lasiommata megera), l’Argus bleu (Polyommatus icarus), la Mélitée orangée (Melitaea didyma), la Mélitée du mélampyre (Mellicta athalia), le Petit nacré (Issoria lathonia), l’Hespérie des potentilles (Pyrgus armoricanus).

Le Souci. MP.

La Mégère. MP.

L’Argus bleu. MP.

La Mélitée orangée. MP.

La Mélitée du mélampyre. MP.

Le Petit Nacré. MP.

L’Hespérie des potentilles. MP.

Les hétérocères (papillon de nuit) sont plus tranquilles (à part bien sûr les nombreuses Ecailles chinées (Euplagia quadripunctaria) qui butinent les Eupatoires chanvrines (Eupatorium cannabinum)). Nous en observons 12 espèces dont la Pyrale de la luzerne (Nomophila noctuella), la Noctuelle dysodée (Hecatera dysodea), l’Arlequinette jaune (Acontia trabealis), l’Ensanglantée des renouées (Lythria purpuraria.

La Noctuelle disodée (en haut) et la Pyrale de la luzerne. MP
L’Arlequinette jaune. MP.
L’Ensanglantée des renouées. MP.

Quelques rares autres insectes : la Punaise à pattes rouges (Carpocoris purpureipennis), le Codulégastre annelé (Cordulegaster boltonii), le Mylabre variable (Mylabris variabilis).

La Punaise à pattes rouges. MP.
Le Cordulégastre annelé. MP.
Le Mylabre variable. MP.

Les criquets sautent sous nos pas mais nous ne cherchons pas à les identifier. Les Argiopes frelon (Argiope bruennichi) sont fréquentes. Mais rappelons que les araignées ne sont pas des insectes !

L’Argiope frelon. MP.

Malgré la sécheresse, il reste quelques fleurs dont : le Chardon penché (Carduus nutans), la Morelle douce-amère (Solanum dulcamara), la Mauve musquée (Malva moschata), la Linaire commune (Linaria vulgaris).

Le Chardon penché. M
La Morelle douce-amère. MP.
La Mauve musquée. MP.
La Linaire commune. MP.

En résumé, une balade à refaire au printemps, quand la nature sera moins endormie.

Ilona, Léo, Marcelle, Marie-Pierre, Myriam, Thomas.

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Sortie du 26 juin 2022. Saint-Christophe la Montagne et Trades.

Plan d’eau de Trades. MP

Le thème de cette sortie était les libellules afin que notre association participe au « Marathon », opération nationale, proposé dans la région par Cyrille Deliry .

Les libellules (odonates), sont des insectes, classés en deux groupes : les Zygoptères ou Demoiselles (abdomen mince et ailes repliées au repos) et les Anisoptères (plus grosses avec des ailes étalées au repos). Elles passent la majeure partie de leur vie dans l’eau sous forme de larves. Chaque milieu humide a son type de libellules : grands et petits lacs, étangs et gravières, marais, sources suintantes et marais de pente, marais de montagne, rivières et ruisseaux.

Daniel GRAND avait publié un livre sur les libellules du Rhône, qui nous a servi pour nos identifications.

À 9 h, rendez vous à Trades. Nous devons renoncer à prospecter en raison d’une pluie diluvienne qui nous trempe et qui ne permet d’observer ni libellules ni autre faune.

Enfin, en tout début d’après-midi, la pluie s’arrête. Et c’est sous un ciel gris et menaçant que nous nous mettons en route pour découvrir les libellules du plan d’eau de Trades alimenté par les eaux de la Grosne occidentale qui coule à côté.

Nous prospectons deux petits plans d’eau creusés un peu plus loin, très végétalisés  (roseaux et autres plantes exotiques), habités par quelques grenouilles.

Si les « petites » libellules ne sont pas trop affectées par l’humidité, le manque de soleil et une température de 16 degrés environ ne favorisent pas l’observation des plus grosses. Nous observons ainsi : l’Agrion élégant (Ischnura elegans), l’Agrion de Vander Linden (Erythromma lindenii), l’Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes), le Calloptéryx éclatant (Callopteryx splendens), le Calloptéryx vierge (Callopteryx virgo), l’Agrion délicat (Ceriagrion tenellum) et l’Agrion jouvencelle (Coenagrion puella).

L’Agrion élégant. MP.

L’Agrion de Vander Linden femelle. MP.

L’Agrion à larges pattes mâle. MP.

Le Callopteryx éclatant mâle.

Le Callopteryx vierge femelle. MP.

L’Agrion délicat mâle. MP.

L’Agrion jouvencelle. MP.

Une seule « grosse » libellule, aux ailes bien abîmées, l’æschne paisible (Boyeria irene)

L’æschne paisible. MP.

Mais aussi une exuvie d’Anax dont il reste à départager si s’agit de celle de l’Anax empereur (Anas imperator) ou celle de l’Anax Napolitain (Anax parthenope).

Quelques plantes : la Scrophulaire noueuse (Scrophularia nodosa) plante hôte de la chenille de la Cucullie du même nom, un hétérocère (Cucullia scrophulariae).

Chenille de Cucullie de la scrophulaire. MP.

Le Séneçon Jacobée accueillant lui les chenilles du papillon Goutte de sang (Tyria jacobaeae).

Chenille de la Goutte de sang. MP.

D’autres plantes : la Reine des prés, déjà fleurie, le Sceau de Salomon, l’Achillée sternutatoire (Achillea ptarmica).

L’Achillée sternutatoire. MP.

Quelques « petites bêtes » intéressantes : de nombreux couples de Tétragnathe étirée (Tetragnatha extensa), une araignée que l’on trouve dans les milieux humides.

Couple de Tétragnathe étirée (femelle en haut). MP.

Une chrysomèle : Phyllobrotica quadrimaculata, que l’on trouve aussi dans les milieux humides.

brotica quadrimaculata. MP.

Une cicadelle : Evacanthus interruptus.

Evacanthus interruptus. MP.

Un diptère Eutolmus rufibarbis.

 

Eutolmus rufibarbis. MP.

Et un autre insecte, peut-être l’Isside commun (Issus coleoptratus).

Quelques oiseaux : Héron cendré, Canard Colvert, Huppe fasciée, Bergeronnette des ruisseaux, Bruant zizi, Accenteur mouchet…

Puis nous allons jusqu’au pont de Noret sur la commune de Saint-Christophe la Montagne qui enjambe la Grosne, environ 1 km plus en amont. La Grosne occidentale passe dans un vallon bordé d’un bocage où paissent des troupeaux de vaches. Il y a encore de nombreuses fermes et les petites exploitations d’élevage bovin ont maintenu une bonne partie des haies.

Bocage. ML.

Le site est moins arboré et un enrochement bordant les rives a proximité du pont sert de reposoir aux Calloptéryx. Nous observons aussi un Gomphe à forceps (Onychogomphus forcipatus) tout neuf dans la végétation voisine.

Gomphe à forceps. MP.

Nous empruntons le chemin bordé de haies et d’un écoulement d’eau de source où un Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii) agrippé dans la végétation semble ne plus pouvoir voler ses ailes étant bien endommagées.

Codulégaste annelé. MP.

Nous y trouvons également l’Ambrette amphibie (succinea putris), un petit escargot des lieux humides.

L’Ambrette amphibie. MP.

Une chenille à la forme étrange nous fait poser quelques questions. C’est celle de l’Ennomos du lilas (Apeira syringaria), un hétérocère.

Chenille de l’Ennomos du lilas. MP.

Encore une belle observation, celle du Cigarier du noisetier (Apoderus coryli ) avec le « cigare » que confectionne la femelle pour y pondre ses œufs en découpant et en enroulant une feuille.

Le Cigarier du noisetier. MP.

« Cigare » du Cigarier du noisetier. MP.

Quelques oiseaux supplémentaires : Alouette lulu, Faucon crécerelle, Hirondelles de fenêtre, Hirondelles rustiques…

Pour rejoindre la voiture, nous avons devons « affronter » un troupeau d’une vingtaine de vaches qui remontent le chemin pour aller se faire traire à la ferme. Pas habituées à rencontrer des marcheurs sur leur passage, elles hésitent longuement à nous croiser. Quel embouteillage de campagne !

Marcelle, Marie-Pierre, Myriam. Compte-rendu : Marcelle et Myriam.

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Balade naturaliste sur la commune de Courzieu. 26 mai 2022.

Courzieu est une commune des Monts du Lyonnais, appartenant à la communauté de communes des pays de l’Arbresle. C’est une commune très boisée, avec parfois de très beaux arbres, mais où l’activité agricole est aussi bien présente.

Châtaignier. MP.

Nous savons choisi la balade « Fraises et cerises » proposées par Visio-rando. Nous partons du raidillon situé en face de l’église Saint-Didier et dominons le bourg pendant un moment. Puis nous traversons exploitations et petits bois.

Comme le nom de la randonnée l’indique, les plantations de cerisiers sont très nombreuses. Quant aux fraises, elles sont sans doute cultivées dans les tunnels.

En fait, nous nous intéressons surtout aux fraises sauvages trouvées le long des sentiers.

Mais il n’y a pas que la gourmandise ! Côté oiseaux, nous observons 35 espèces. Ce qui n’est pas beaucoup. Nous retenons la Bergeronnette des ruisseaux sur le toit d’une maison et la dizaine d’Hirondelles de fenêtre dans le bourg ; la femelle de Pinson des arbres transportant des matériaux ; les huit Loriots d’Europe, en quatre lieux-dits différents et, qu’avec beaucoup de patience, nous observons en vol plusieurs fois ; le Pic épeiche faisant des allers-retours jusqu’à un bois et dont nous entendons les cris des jeunes ; le couple de Pie-grièche écorcheur et le Pipit des arbres que nous observons un bon moment.

Loriot d’Europe. Wikimedia Commons. Dog Funtom.

Pipit des arbres. Wikimedia Commons. MPF.

La flore rencontrée varie selon les milieux : l’Epiaire des bois (Stachys sylvatica) à l’odeur si… particulière d’où son autre nom vernaculaire : l’Ortie puante.

L’Épiaire des bois. MP.

Le Cerfeuil énivrant (Chaerophyllum temulum), en lisière, qui attire de nombreux insectes.

Le Cerfeuil énivrant. MP.

Le long des sentiers, en milieu ouvert : la Gesse des prés (Lathyrus pratensis), tout comme l’œillet armérie (Dianthus armeria) et l’Andryale à feuilles entières (Andryala integrifolia).

La Gesse des prés. MP.

L’oeillet armérie. MP.

L’Andryale à feuilles entières. MP.

Le temps chaud se prête bien à l’observation des insectes : vingt espèces de coléoptères dont les deux espèces de clairons. Le Clairon des ruches (Trichodes alvearius) et le Clairon des abeilles (Trichodes apiarius). Les larves des deux vivent dans les nids d’hyménoptères au détriment de leurs larves voire des adultes. Les imagos sont essentiellement phytophages mais ne dédaignent pas de petits insectes. Mophologiquement, on distingue les deux espèces par les détails suivants : la première bande noire sur les élytres d’alvearius est en « V », la dernière bande noire ne va pas jusqu’au bout de l’abdomen qui se termine donc par une pointe rouge ce qui n’est pas le cas pour apiarius. Alvearius a également une pilosité abondante. La première bande noire des élytres d’apiarius est droite.

Le Clairon des ruches. MP.

Le Clairon des abeilles. MP.

Nous n’observons qu’une espèce de cantharide : le Téléphore livide (Cantharis livida), la forme avec des élytres noirs.

Le Téléphore livide. MP.

La Lepture fauve (Stictoleptura fulva), la Lepture tachetée (Rutpela maculata), la Lepture goutte de miel (Anoplodera sexguttata), le Sténoptère roux (Stenopterus rufus) et la Petite Saperde (Saperda populnea) font partie de la famille des Cérambicidés (longicornes). Les adultes sont phytophages et les larves se développent dans le bois.

La Lepture fauve. MP.

La Lepture tachetée. MP.

La Lepture goutte de miel. MP.

Le Sténoptère roux. MP.

La Petite Saperde. MP.

Un coléoptère de la famille des Œdomeridae : l’œdémère noble (Œdemera nobilis), lui aussi phytophage et dont les larves se développent dans le bois mort.

L’œdémère noble. MP.

Pour en terminer avec les coléopères (mais bien d’autres ont été observés en particulier des cétoines), deux chrysomèles : la Chrysomèle mentholée (Chrysolina herbacea) sur sa plante hôte et Chrysolina cerealis que l’on trouve sur le serpolet mais qui peut s’abriter dans d’autres fleurs aux heures les plus chaudes de la journée.

La Chrysomèle mentholée. MP.

Chrysolina cerealis. MP.

En lisière de bois, nous observons un insecte au nom vernaculaire étrange : le Richard des prunes (Ptosima undecimmaculata). Il appartient à la famille des Buprestidés. Il se nourrit de feuilles de rosacées et donc de prunellier.

Le Richard des prunes. MP.

Pour les hétéropères : un très grand nombre de Punaises arlequin (Graphosum italicum), de petits rassemblements de Corées marginées (coreus marginatus), la Punaise brune à antennes et bords panachés (Dolycoris baccarum) et Piezodorus lituratus.

Piezodorus lituratus. MP.

Une Grande Sauterelle verte (Tettigonia viridissima) se cache dans les hautes herbes.

La Grande Sauterelle verte. MP.

Une libellule, le Gomphe à pinces (Onychogomphus forcipatus) est elle posée sur le sentier, non loin d’un ruisseau.

Le Gomphe à pinces. MP.

Un très joli diptère : l’Otite élégante (Otites jucunda) a bien voulu poser pour la photo.

L’Otite élégante. MP.

Mais parmi les insectes, il y a bien sûr les papillons. Et ils sont nombreux le long des chemins. Onze espèces de Rhopalocères dont : le Collier de corail (Aricia agestis), la Mélitée orangée (Melitaea didyma), la Mélitée du mélampyre (Melitaea athalia), la Mélitée des scabieuses (Mellicta parthenoides) et une trentaine de chenilles de Paon de jour (Aglais io).

Le Collier de corail. MD.

La Mélitée orangée. MD.

La Mélitée du mélampyre. MP.

La Mélitée des scabieuses. MP.

Chenille du Paon de jour. MP.

Dix-sept espèces d’hétérocères dont : la Brocatelle d’or (Camptogramma bilineata), l’Evergète de l’alliaire (Evergestis limbata), Celypha striana, le Crambus rayé (Chrysocrambus craterellus), la Zigène de la filipendule (Zygaena filipendulae), une chenille d’Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria) sur Séneçon jacobée (Jacobaea vulgaris) qui est la plante hôte d’un bel hétérocère qui s’est posé trop peu de temps pour une photo correcte : la Goutte de sang (Tyria jacobaeae).

La Brocatelle d’or. MP.

L’Evergète de l’alliaire. MP.

Celypha striana. MP.

Le Crambus rayé. MD.

La Zygène de la filipendule. MP.

Chenille de l’Écaille chinée. MP.

La Goutte de sang. MP.

Participaient à cette balade enrichissante : Marie, Marie-Pierre, Myriam, Simone.

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Balade naturaliste au départ d’Yzeron. 22 mai 2022.

Le temps étant chaud et le risque d’orage semblant probable, Marie-Pierre et moi avons décidé de choisir un lieu de parcours un peu frais par l’altitude et ombragé : Yzeron pour le départ, puis Montromand.

Départ dès 8 h 30 du lac du Ronzey où il y avait peu de randonneurs à cette heure encore matinale. Le lac du Ronzey est une retenue d’eau réalisée en 1982 afin de réduire les risques d’inondations sur les communes situées en contre bas sur son parcours.

Iris des marais ou Iris faux acore (Iris pseudacorus)

Sur le « lac », des canards colvert sillonnaient par petits groupes cet espace bien végétalisé. Une Poule d’eau s’était risquée sur la berge. Le Héron cendré semblerait nicher sur le site d’après les renseignements d’une ornithologue locale. Quelques grenouilles sp. se font entendre. Une bande d’au moins une dizaine de Mésanges à longue queue passait d’arbres en buissons. C’était des juvéniles.

Mésange à longue queue. JCD.

Sur notre parcours qui nous a menées jusqu’à la Croix de Pars, commune de Montromand, nous avons observé 33 espèces d’oiseaux dont la Bondrée apivore, l’Hypolaïs polyglotte, le Milan royal et la Pie-grièche écorcheur.

Bondrée apivore. Wikipedia. Antje Görtler.

Pie-grièche écorcheur mâle. Wikipeddia. Antonios Tsaknakis.

Mais aussi des insectes dont la Cétoine dorée (Cetonia aurata) et la Cétoine noire (Netocia morio), l’Omophlus orangé (Omophlus lepturoides), trois coléoptères se nourrissant de fleurs. La Cantharide noirâtre (Cantharis nigricans) est quant à elle carnivore.

La Cétoine dorée.

La Cétoine noire.

L’Omophlus orangé.

La Cantharide noirâtre.

Dans les insectes toujours, quelques papillons dont la Panthère (Pseudopanthera macularia), la Mélitée du plantain (Melitaea cinxia), le Tircis (Pararge aegeria) et le Moiré des fétuques (Erebia meolans).

La Panthère.

La Mélitée du plantain sur Centranthe rouge (Centranthus ruber).

Le Tircis.

Le Moiré des fétuques.

Nous avons vu de nombreux Lézards verts et pour les plantes, la Digitale pourpre (Digitalis purpurea) et le Genêt à balais (Cytisus scoparius).

La Digitale pourpre.

Le Genêt à balais.

Enfin, pour l’anecdote, citons la rencontre d’un troupeau de chèvres dans un champ de céréales qui se nourrissaient apparemment non des épis mais des plantes annexes.

Compte-rendu : Marcelle. Photos : Marie-Pierre.

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Balade naturaliste autour de l’étang de Lemps. 15 mai 2022.

À proximité d’Optevoz, dans l’Isère, l’étang de Lemps se situe dans un site classé « Espace Naturel Sensible » de 23 hectares. Nous ferons une boucle de 8km environ, sous le soleil et une forte chaleur pour la saison. Les oiseaux seront donc peu nombreux : 30 espèces dont un couple de loriot tout près mais… invisible. Nous aurons plus de chances avec les insectes.

L’observatoire en bordure de l’étang nous réserve une belle surprise : 3 Cistudes d’Europe (Emys orbicularis) toutes proches. Très peu d’oiseaux sur l’eau : un couple de Foulque macroule et ses poussins, un couple de Nette rousse, un couple de Grèbe huppé dont l’un couve, un couple de Cygnes tuberculé avec ses petits, un Héron pourpré, quelques Canards colvert et le vol rapide d’un Martin pêcheur. Quelques odonates volent atour du plan d’eau :

L’Agrion jouvencelle (Coenagrion puella)

La Libellule écarlate (Crocothemis erythrea)

Le caillebotis de l’observatoire attire notre attention car il est tout humide et il tombe des gouttes, comme s’il pleuvait de l’arbre qui le surplombe…Un insecte (?) doit en être responsable : le feuillage est couvert de « bave » blanche d’où tombent les gouttes…Nous observerons ce phénomène sur un autre arbre.

Sur la partie ombragée du parcours, poussent Ancolie commune (Aquilegia vulgaris), Mélitte à feuilles de mélisse (Melittis melissophyllum) et Sceau de Salomon multiflore (Polygonatum multiflorum).

L’Ancolie commune.

La Mélitte à feuilles de mélisse.

Le Sceau de Salomon multiflore.

Quelques imago d’insectes, comme ce Grand Hanneton commun (Melolontha melolontha) qui traverse le sentier.

Le Grand Hanneton commun.

Ce longicorne, la Lepture du milieu (Stenocorus meridianus).

Stenocorus meridianus.

Ce couple de tanthrèdes (hyménoptères) : des Mouches-à-scies à trois bandes (Macrophya montana).

La Mouche à scie à trois bandes.

Ou encore ces hétérocères: l’Hydrocampe de la stratiote (Parapoynx stratiotata) dont la chenille se nourrit de plantes aquatiques.

L’Hydrocampe de la stratiote.

L’Hortholite plombée (Scotopteryx luridata)  dont la plante hôte est le genêt

L’Hortolite plombée.

Et la belle Acidalie ornée (Scopula ornata)

L’Acidalie ornée.

 Mais ce sont les chenilles les plus nombreuses :

La Lithosie quadrille (Lithosia quadra).

La Phalène hérissée (Lycia hirtaria).

Le Cul-brun (Euproctis chrysorrhoea).

Le Bombyx de l’aubépine (Trichiura crateagi).

La Laineuse du cerisier (Eriogaster lanestris).

A la sortie du bois, nous admirons les longues hampes du Tamier commun (Discorea communis) aux feuilles luisantes.

Le Tamier commun.

Nous visitons une pelouse en partie ombragée où poussent quelques orchidées dont l’Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis), la Platanthère à deux feuilles (Platanthera bifolia) et le Limodore à feuilles avortées (Limodorum abortivum), orchidée sans chlorophylle comme la Neottie nid d’oiseau (Neottia nidus-avis) que nous trouverons un peu plus loin.

L’Orchis pyramidal.

La Platanthère à deux feuilles.

Le Limodore à feuilles avortées.

La Néottie nid d’oiseau.

Là aussi des chenilles :

Le Bombyx du chêne (Lasiocampa quercus).

Le Double Oméga (Diloba caeruleocephala)

La Grande Tortue (Nymphalis polychloros)

Le Robert le Diable (Polygonia c-album).

Nous passons près d’une prairie humide où pousse l’Orchis des marais (Anacamptis palustris).

L’Orchis des marais.

Une autre belle prairie, sèche, nous permet d’observer une flore basophile :

Le Genêt des teinturiers (Genista tinctoria).

Le Mélampyre des champs (Melampyrum arvense).

Le Mélampyre à crêtes (Melampyrum cristatum).

Nous y trouvons la chenille de l’Aurore (Anthocharis cardamines)

L’Aurore.

Celle d’une zygène (difficile de dire de quelle espèce)

chenille de Zigène sp.

Le Point de Hongrie (Erynnis tages)

Le Point de Hongrie.

Et, en lisière, le Petit Capricorne (Cerambyx scopolii).

Le Petit Capricorne.

Malgré la chaleur intense, nous arpentons ensuite une pelouse très sèche qui accueille une globulaire typique des milieux secs et basiques : la Globulaire ponctuée (Globularia bisnagarica)

La Globulaire ponctuée.

Et aussi de belles stations d’orchidées :

L’Ophrys mouche (Ophrys insectifera).

L’Ophrys abeille (Ophrys apifera).

L’Ophrys bourdon (Ophrys fuciflora).

L’Orchis brûlé (Neotinea ustulata).

Dans ce biotope chaud et sec volent les Ascalaphes soufrés (Libelloides coccajus). Ces insectes ne sont pas des papillons (lépidoptères) mais des névroptères.

L’Ascalaphe soufré.

Mais il y a bien sûr des papillons :

La Bordure ensanglantée (Diacrisia sannio).

Le Bleu nacré d’Espagne (Lysandra hispana).

L’Azuré bleu céleste (Lysandra bellargus).

En observant cet accouplement de Gazé (Aporia crateagi), nous avons vu sur la même tige, la chrysalide de laquelle la femelle avait du émerger.

Le Gazé.

La chrysalide du Gazé.

Dans la forêt où de grands charmes nous procurent de la fraîcheur, nous sauvons un bébé rongeur perdu sur le chemin.

Une balade riche, au cours de laquelle nous avons observé 13 espèces d’orchidées et de multiples insectes !

Bruno, Marie, Marie-Pierre, Myriam, Pascale, Pierre Louis.

Compte-rendu et photos : Marie et Myriam

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Sortie à Chaussan. 17 avril 2022.

Ce matin de Pâques, peu de circulation. C’est peut être la raison pour laquelle un vanneau huppé était planté sur le terre-plein entre deux voies de circulation. Notre passage ne l’a pas perturbé.

Vanneau huppé. Wikimedia Commons. Bengt Nyman.

Le village de Chaussan ensoleillé et calme accueille quelques oiseaux dont des hirondelles de fenêtre qui ont construit leurs 2 nids sous le toit d’une maison. Des planchettes ont été installées dessous pour recueillir les fientes.

Hirondelle de fenêtre. Wikimedia Commons.Wald Siedel.

La route longe un petit vallon plein de fraîcheur et à la végétation variée qu’apprécient les oiseaux dont les chants nous permettent de reconnaître Merles noirs, Fauvettes à tête noire, Troglodytes mignons, Rouges-gorges familiers, Grives draines, Bruant zizi… Un hétérocère noir et blanc, timide, se laisse photographier de loin : Eprirrhoe rivata, la Mélanippe claire, de la famille des géomètres. Ses chenilles se nourrissent des feuilles de différents gaillets.

Cruciata laevipes (Croisette commune)

Myriam le note soigneusement pour alimenter sa base de données pour l’inventaire des hétérocères du département du Rhône. Les papillons diurnes sont bien présents : Flambé, Tircis,  Aurore, Piérides du navet et de la moutarde, Mélitée du plantain, Collier de corail… Les chrysalides hivernales se réveillent.

Pararge aegeria (le Tircis)
Anthocaris cardamines (l’Aurore mâle)
Pieris napi (la Piéride du navet)
Leptiddea sinapis (la Piéride de la moutarde)
Melitaea cinxia (la Mélitée du plantain)
Aricia agestis (le Collier de corail femelle)

Les fleurs jaunes des pissenlits, des Euphorbes petit cyprès, des « boutons d’or », des Genets à balai… éclairent talus et prairies.

Euphorbia cyparissias (l’Euphorbe petit-cyprès)
Barbarea verna (la Barbarée printanière)
Ranunculus bulbosus (La Renoncule bulbeuse)
Tragopogon dubius subsp. major (le Grand Salcifis)

Cytisus scoparius (le Genêt à balais ou encore Cytise à balais)

D’autres fleurs « profitent » de ce soleil éblouissant : l’Alliaire, au bon goût d’ail, le Céraiste aggloméré, la Saxifrage granulée, réputée autrefois pour dissoudre les calculs ou encore le Géranium des Pyrénées

Alliara petiolata (l’Alliaire)
Cerastium glomeratum (le Céraiste aggloméré)
Saxifraga granulata (la Saxifrage granulée)
Geranium pyrenaicum (le Géranium des Pyrénées)

Les cerisiers ou merisiers ponctuent de touches de blanc la forêt encore dénudée et les prairies.

Cette flore attire quelques insectes. Une cétoine : Tropinota hirta (La Cétoine velue) ou Tropinota squalida (La Cétoine hérissé) ? La photo ne permet pas de conclure. Ces deux espèces se nourrissent de pollen.

Un diptère, Tachina fera dont les larves parasitent les chenilles.

Un diptère encore, de la famille des Syrphidae : Xanthogramma citrofasciatus. Ces espèces se nourrissent de nectar et de pollen. Leurs larves apprécient les pucerons.

Et un petit coléoptère qui n’a pas « trouvé » de nom, du genre Cryptocephalus.

Tout le long du chemin qui nous mène au hameau de St-Genoux, altitude 629 m, le ciel dégagé nous permet d’observer Pigeons ramiers, Milans noirs, Buses variables et même deux Grands Corbeaux. Cette espèce se rencontre de plus en plus souvent dans la région.

Grand Corbeau. Wikimedia Commons. Franck Vassen.

Le Faucon crécerelle est plus bas sur le chemin du retour, où nous entendons aussi le Rossignol philomèle et la Fauvette grisette.

À la descente, tout d’abord des prairies où des bovins apprécient l’herbe nouvelle. Plus bas, les terres destinées aux cultures ont fait disparaître les haies, la flore et la faune. Heureusement, avant d’arriver dans le village, un dernier petit vallon frais offre un lieu accueillant pour les oiseaux : Grimpereau des jardins, Sittelle torchepot, Pouillot véloce etc.

Sittelle torchepot. YD.

Nous y rencontrons aussi la chenille du Bombyx du chêne (Lasiocampa quercus).

Au cours de cette balade, nous avons pu observer 40 espèces d’oiseaux.

Compte-rendu : Marcelle. Photos : Myriam.

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Sortie naturaliste au départ de Sain-Bel. 20 mars 2022

Sain-Bel. MP.

Si nous partons de Sain-Bel, notre balade se fait en grande partie sur la commune de Savigny.

20 mars, c’est le printemps ! Il est bien présent pour cette sortie. Sur les talus, des tapis de primevères, de pulmonaires, de potentilles, étalent leurs couleurs printanières.

Primevère officinale (Primula veris). MP.
Primevère élevée (Primula eliator). MP.
Primevère à nombreuses fleurs (Primula x polyantha). MP.
Pulmonaire à feuilles larges (Pulmonaria affinis). MP.
Potentille printanière (Potentilla verna). MP.

Et le plaisir n’est pas que pour les yeux, les tapis de violettes embaument les sentiers.

Le fumeterre se mélange aux crépides.

Dans les prairies, les pâquerettes ne sont pas en reste, parfois en compagnie d’érodium.

Pâquerette vivace (Bellis perennis). MP.
Érodium à feuilles de ciguë (Erodium cicutarium). MP.

En sous bois, les Stellaires holostées commencent à fleurir. Nous remarquons aussi la Potentille faux fraisier.

Stellaire holostée (Stellaria holostea). MP.
Potentille faux-fraisier (Potentilla sterilis). MP.

Les choucas, les corneilles, les faucons crécerelles, les buses, les milans, les vanneaux huppés, les œdicnèmes, les pinsons des arbres et du nord, les tariers pâtres et autres passereaux variés, la cigogne, les pics vert, épeiche, épeichette etc…, planent, volent, chantent. C’est pour eux la période prénuptiale.

Faucon crécerelle. JCD.
Oedicnème criard. JCD.

Les papillons : petites tortues, paon du jour, robert le diable, moro sphynx commencent à émerger de leur hibernation.

Paon de jour (Aglais io). MP.
Robert le diable. (Polygonia c-album). JCD.

D’autres sont encore au stade de chenille : Mélitée du Plantain (qui mérite bien son nom, les pieds de plantain étant dévorés) et Écaille striée.

Mélitée du plantain (Melitaea cinxia). MP.
Ecaille striée (Spiris striata). MP.

Encore quelques insectes : gendarme, crache sang, méloé, coccinelle à 7 points.

Gendarme (Pyrrhocoris apterus). MP.
Crache sang (Timarcha tenebricosa). MP.
Meloe rugosus ( probable…) MP.
Coccinelle à 7 points (Coccinella septempunctata). MP.

Un couple de lézards verts sur un talus aride s’est figé devant nos yeux admiratifs de leurs couleurs et motifs remarquables. Nous les avons quittés, toujours immobiles, sans doute attendant notre départ pour vivre leur vie.

Lézard vert occidental (Lacerta bilineata) MP.

De place en place, les nichoirs à chouette chevêche installés et entretenus par Christian, sont prêts pour accueillir des nichées.

La géomorphologie de ce parcours explique la diversification de la faune et de la flore observées. Le plateau de cette région des Monts de Tarare, différenciée des Monts du Lyonnais par les géologues par la rivière de la Brévenne comme limite de ces deux zones, est formé de terrain métamorphique donnant ici un sol dégradé de granite donc pauvre. De plus, exposé au sud/sud ouest, la vigne y trouve sa place et donne le vin des coteaux du Lyonnais.

C’est là aussi que l’Oedicnème criard trouve un biotope propice pour la nidification. Des petites plantations d’arbres fruitiers se réinstallent après celles abandonnées pendant des années. La déprise agricole a particulièrement impactée cette région.

Dans ces zones de culture, nous trouvons le Radis ravenelle, la Fausse Buglosse des champs et le Lamier à feuilles embrassantes.

Radis ravenelle (Raphanus raphanistrum). MP.
Fausse Buglosse des champs (Buglossoides arvensis). MP.
Lamier à feuilles embrassantes (Lamium amplexicaule). MP.

Les dépressions qui coupent ce plateau, notamment le vallon du Trésoncle, sont moins arides et couverts de prairies permettant de petits élevages de bovins.

photo JCD.

Cette diversité et le relief donnent des paysages ouverts et harmonieux.

Au passage nous admirons le porche d’une ancienne ferme et un mur fait avec de très grosses pierres.

photo ML.

Et pour terminer le compte-rendu, cette pancarte qui voudrait inciter les automobilistes à lever le pied…

Ont participé à cette sortie : Jean-Claude, Marcelle, Marie, Marie-Pierre, Myriam.

Compte-rendu : Marcelle.

Photos : ML.
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Suivi des oiseaux d’eau hivernant au Grand Parc de Miribel-Jonage. Comptage du 12 mars 2022.

Le ciel n’est pas très rieur pour le dernier comptage de la saison 2021-2022. Température de 9° à 13°. Mais le printemps se manifeste : les bourgeons de saules s’ouvrent et l’Épine noire (Prunus spinosa) est en fleur.

Bourgeons de saule. MP.
Épine noire. MP.

Les plans d’eau de la Forestière nous réservent une surprise : 2 mâles de Tadornes de Belon. Et notre premier Petit Gravelot, limicole nicheur au Grand Parc.

Tadorne de Belon. YD.
Petit Gravelot. Wikimedia Commons. Andreas Trepte.

Nous observons une dizaine de Sarcelles d’été sur le lac des Eaux Bleues. Elles ne sont que de passage. La Sarcelle d’été est complètement migratrice. Elle hiverne essentiellement en Afrique, au sud du Sahara. Elle nidifie en France, mais en petit nombre. On la trouve surtout en Europe du Nord et Russie.

Sarcelle d’été. Wikimedia Commons. Luciano 95.

À noter aussi de grands rassemblement de mouettes.

Résultat du comptage.

  • Bécassine des marais : 3
  • Canard colvert : 100
  • Chevalier culblanc : 2
  • Cygne tuberculé : 54
  • Foulque macroule : 370
  • Fuligule milouin : 2
  • Gallinule poule d’eau : 7
  • Goéland leucophée : 56
  • Grand Cormoran : 96
  • Grèbe huppé : 59
  • Héron cendré : 16
  • Martin-pêcheur d’Europe : 3
  • Mouette rieuse : 220
  • Nette rousse 330 (dont plus de 300 sur le lac de l’île Paul)
  • Petit Gravelot : 1
  • Râle d’eau : 3
  • Sarcelle d’été : 10
  • Sarcelle d’hiver : 18
  • Tadorne de Belon : 2

Hors oiseaux d’eau, un groupe de 13 Milans noirs passent au dessus du lac de la Bletta. Et une chenille de Mélitée du plantain (Melitea cinxia) traverse le sentier.

Chenille de Mélitée du plantain. MP.
¨Mélitée du Plantain. Wikimedia Commons. Charles J. Sharp.

Marie, Marie-Pierre, Myriam.

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Balade en Dombes. 6mars 2022.

Étang de Monthieux. MP.

Une fois n’est pas coutume, nous avons délaissé le département du Rhône pour la Dombes toute proche. La région compte de 1200 à 1400 étangs. C’est un paysage récent, résultant du retrait du glacier alpin lors de la dernière glaciation (-10 000 ans) qui a laissé de multiples dépressions avec un dépôt argileux imperméable. Ce n’est qu’au XIème siècle que les hommes ont commencé à exploiter ces terres inhospitalières à des fins piscicoles et la culture en alternance (l’assec-évolage) a permis de fertiliser le sol pauvre de la Dombes. La Dombes, c’est aussi un placement foncier et un prestige social, qui est devenu la Sologne des Lyonnais. Ce qui a pour conséquence d’interdire beaucoup de chemins dignes d’intérêt et de cantonner le promeneur sur l’asphalte routier. Heureusement, certains étangs sont encore accessibles et « équipés » d’observatoires dont les étangs de Vernange et de Birieux, et c’est là que nous choisi de pointer nos jumelles.

Nous avons ainsi pu observer sur ces 2 étangs et dans le bois de la Champaye  proche de Monthieux, une grande variété d’oiseaux. Sur les plans d’eau, tous les anatidés sont là : Canards : colvert, chipeau, siffleur, souchet, Fuligule milouin, Nette rousse. Mais les plus nombreux sont les Canards pilets (plus d’une centaine) sur l’étang de Birieux et les Sarcelles d’hiver.

Canard pilet. YD.

Les Oies cendrées, population férale qui s’est développée en Dombes, sont aussi bien présentes. Pour les ardéidés : Héron cendré, Héron gardeboeufs et Grande Aigrette. Quelques Grèbes huppés paradent et les Grèbes castagneux font retentir leur chant puissant si particulier. Sans oublier les Foulques macroules. En bordure de roselière, nous observons les déplacements furtifs du Bruant des roseaux.

Grèbe castagneux. Wikimedia Commons. Andreas Trepte.

Dans les bois, les passereaux sont assez discrets. Heureusement, Pouillot véloce, Pinson des arbres et Fauvette à tête noire sont bavards.

Fauvette à tête noire. YD.

Nous faisons aussi de belles observations d’un Milan royal, d’un Épervier d’Europe, d’un groupe de Buses variables et d’une femelle de Faucon crécerelle, perchée dans un jardin.

Faucon crécerelle. JCD.

Et de plusieurs cigognes blanches en vol bas au dessus de nous. Au total, nous avons contacté 42 espèces.

Le printemps commence à se manifester par des touffes de Primevère commune (Primula vulgaris) et de Ficaire printanière (Ficaria verna).