Balade naturaliste au départ d’Aveize. 24 mai 2020.

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Un beau soleil nous accueille à Aveize. Les Chardonnerets chantent.

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Chardonneret élégant. BA.

Mais à 680 mètres d’altitude, la température est frisquette : +8°. Les insectes attendent que la rosée s’évapore pour s’activer.

3 P1120056 Cercopis vulnerata (Cercope)

Cercope (Cercopis vulnerata). MP.

Et ce Lézard n’a pas accumulé assez d’énergie pour nous fuir.

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Lézard vert occidental (Lacerta bilineata). CG.

Nos pas nous conduisent à travers les cultures céréalières.

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En contrebas, 2 mâles de Loriot rivalisent par leurs chants, à proximité d’une femelle. Nous restons un bon moment à tenter de les apercevoir chaque fois qu’ils se volent dans les plumes en passant d’un arbre à l’autre.
Nous suivons ensuite le sentier qui traverse le Bois de Rizoud. Labours et bois clairs se succèdent.

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Nous entendons chanter le Bruant jaune.

Gulspurv

Bruant jaune. Wikimedia Commons. Gulspurv.

La chaleur a réchauffé l’atmosphère et les insectes sont nombreux en lisière. Dont cette superbe Rhagie sycophante, un coléoptère de la famille des Cérambycidés dont la larve se développe dans les souches, en particulier de chênes. L’adulte est phytophage.

8 IMGP2537 Rhagium sycophanta (La Rhagie sycophante)

La Rhagie sycophante (Ragium sycophanta). CG.

Mais aussi le Chrysotoxe prudent, un syrphe qui se nourrit de nectar et de pollen (sa larve vit dans le bois). L’Agapanthie à pilosité verdâtre un longicorne qui mange les fleurs. Le Cardinal à tête rouge, un autre coléoptère, mais qui chasse les insectes à l’affût. L’homophlus orangé, coléoptère rencontré en grand nombre au cours de notre balade à Cogny il y a 8 jours. Le Cafard des bois, ou autre appellation Blatte sylvestre qui en se nourrissant de débris végétaux participe à la décomposition des feuilles.

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Nous observons plusieurs espèces de cantharides (déjà présentes dans les céréales). Ces coléoptères se nourrissent aussi bien de nectar et pollen que de pucerons, chenilles…

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La Cantharide rustique (Cantharis rustica). MP.

15 P1120129 Cantharis nigricans (Cantharide noirâtre)

La Cantharide noirâtre (Cantharis nigricans). MP.

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Le Téléphore livide (Cantharis livida). MP.

Nous rencontrons fréquemment un petit coléoptère (5 mm) : le Cigarier du chêne, de la famille des curculionidés (« charançons »).

17 P1120167 Attelabus nitens Le Cigarier du chêne

Le Cigarier du chêne (Attelabus nitens). MP.

« La femelle confectionne un rouleau à partir d’une feuille de chêne (parfois aussi de châtaignier, aulne, noisetier) : elle découpe la feuille jusqu’à la nervure centrale puis enroule une moitié du limbe pour former un « cigare » restant attaché à la partie proximale de la feuille ; elle pond ses œufs (de 1 à 4) dans la cavité formée. Les larves s’y développent, le cigare tombe sur le sol et la nymphose y a lieu. Adultes et larves sont phytophages ». Ref. Wikipedia.
Nous avons la chance de trouver un de ces cigares.

18 IMGP2649 le cigare de Attelabus nitens

Le cigare du Cigarier. CG.

Mais est-ce celui du cigarier du chêne ? Car plusieurs autres insectes de cette famille en confectionnent (le Cigarier du noisetier, celui du peuplier, celui de la vigne, celui du bouleau…). Nous observons un autre curculionidé, très certainement Polydrusus planifrons, car il possède des scorbes (partie noire en avant de la tête où les antennes se rangent au repos) bien visibles.

19 IMGP2626 Polydrusus planifrons scrobes (partie noire en avant de la tête où les antennes se rangent au repos)

Polydrusus planifrons. CG.

Un « bourdon » visite les fleurs d’une Digitale pourpre (Digitalis purpurea).

20 P1120071 Bourdon sur Digitalis purpurea (Digitale pourpre)

A cette altitude, les Stellaires holostées (Stellaria holostea ) sont encore fleuries.

21 P1120126 Stellaria holostea Stellaire holostée

Une très belle graminée, la Luzule blanc de neige (Luzula nivea) pousse en lisière.

22 P1120141 Luzula nivea Luzule blanc de neige

Quelques papillons de nuit (hétérocères) : la Panthère, la Boarmie souillée dont la chenille se nourrit sur les chênes, L’Alternée.

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La Panthère (Pseudopanthera macularia). CG.

24 IMG_7139-1 Adactylotis contaminaria La Boarmie souillée

La Boarmie souillée (Adactylotis contaminaria). MD.

25 IMG_7149-1 Epirrhoe alternata L'Alternée

L’Alternée (Epirrhoe alternata). MD.

Mais le papillon le plus fréquemment rencontré est le Ramoneur. Nous l’observons dans tous les milieux. Dans le département du Rhône, on le rencontre plutôt en altitude.

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Le Ramoneur (Odezia atrata). BA.

En sous-bois, nous entendons chanter deux Rougequeues à front blanc. Un seul est bien visible, tout en haut d’un arbre.
Plus loin, dans un petit coin de prairie ensoleillé, nous contactons Pie-grièche écorcheur, Fauvette grisette, Hypolaïs polyglotte, Tarier pâtre. Deux Martinets à ventre blanc et une quinzaine de Martinets noirs chassent. Quelques petites bêtes ici aussi : un hétérocère : le Céladon, un rhopalocère : l’Hespérie du dactyle.

27 P1120101 Campaea margaritata Le Céladon

Le Céladon (Campaea margaritata). MP.

28 P1120106 Thymelicus lineolus Hespérie du dactyle

L’Hespérie du dactyle (Thymelicus lineolus). MP.

Quelques coléoptères.

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Pour les diptères, encore un syrphe : le Syrphe du groseiller et le Scatophage du fumier.

33 P1120121 Syrphus ibesii Syrphe du groseiller

Syrphe du groseiller (Syrphus ibesii). MP.

34 P1120115 Scatophaga stercoraria (Scatophage du fumier)

Scatophage du fumier (Stacophaga stercoraria). MP.

Une Thomise Napoléon (Synaema globusum) attend sa proie. Son nom vernaculaire vient du motif noir de son abdomen qui rappelle le buste de l’empereur.

35 P1120110 Synaema globusum Araignée Napoléon

Le ciel se fait parfois menaçant, le vent souffle.

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Mais le soleil revient toujours et nous pouvons poursuivre notre randonnée. Que ce soit dans les prés du côté de Chenève ou dans le Bois de Huras.

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Trois Milans noirs, puis un Milan royal nous survolent.
Nos rencontres changent en fonction des milieux.
Pour les lépidoptères :

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Pour les hétéroptères, l’élégante Punaise écuyère, mangeuse de graines. Horistus orientalis (désolée, pas de petit nom…) que l’on trouve sur les graminées. L’Alydide des genêts qui se reconnaît à ses tibias courbes ; elle suce les fruits et les graines de légumineuses. Et la Réduve irascible, redoutable carnassière (ici elle s’est attaquée à un petit coléoptère dont elle suce l’intérieur). Attention ! Sa piqûre est douloureuse pour les humains.

45 P1120214 Lygaeus equestris (Punaise écuyère)

La Punaise écuyère (Lygaeus equestris). MP.

46 P1120155 Horistus orientalis

Horistus orientalis. MP.

47 P1120219 Camptopus lateralis L'Alydide des genêts

L’Alydide des genêts (Camptopus lateralis). MP.

48 P1120157 Rhynocoris iracundus La Réduve irascible

La Réduve irascible (Rhynocoris iracundus). MP.

Pour les coléoptères :

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Une mention particulière pour ce coléoptère de la famille des méloidés : la Cantharide encore appelée la Mouche d’Espagne (Lytta versicatoria), rencontrée pour la première fois. « Lytta vesicatoria dégage à distance une odeur forte assez désagréable, rappelant une odeur de souris et si cela n’est pas suffisant pour décourager les prédateurs, elle exsude par ses articulations une hémolymphe jaunâtre chargée de cantharidine. Cette substance toxique provoque des brûlures sur la peau (vésicatoire) et est dangereuse pour les yeux. La cantharidine est encore employée aujourd’hui en pharmacopée comme emplâtre vésicant pour soigner de nombreuses affections. » source Wikipedia. Toujours selon Wikipedia, elle aurait aussi une propriété aphrodisiaque (voir l’article qui lui est consacré). Si l’adulte est phytophage, la larve est un parasite des abeilles solitaires.

56 IMGP2706 Lytta versicatoria La Mouche d'Espagne

57 IMGP2695 Lytta versicatoria La Mouche d'Espagne

La Mouche d’Espagne (Lytta versicatoria). CG.

Un diptère : l’Éristale gluante (Eristalis tenax) et un hyménoptère : le Cèphe des chaumes (Cephus pygmaeus) sur cette ombelle de Cerfeuil enivrant. Le Cèphe (à droite de la photo) pond ses œufs dans les tiges de céréales ; la larve en ronge l’intérieur.

58 P1120180 Eristalis tenax Eristale gluante et céphide Cephus pygmaeus.

Pour nos amies les araignées :

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Non identifiée. MP.

 

60 P1120150 Thomisus onustus Thomise enflée

La Thomise enflée (Thomisus onustus). MP.

La Pisaure admirable (Pisaura mirabilis). MP.

La Pisaure admirable (Pisaura mirabilis). MP.

Encore une balade naturaliste très riche ! 42 espèces d’oiseaux contactées et de nombreux insectes (tous ne figurent pas dans ce compte-rendu).
Les participants : Brigitte, Christian, Jean-Michel, Marcelle, Marie, Marie-Pierre, Myriam.

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