Balade au départ de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. 9 avril 2021.

Les 10 kilomètres autour de chez soi imposés par les restrictions sanitaires nous font redécouvrir des sentiers proches de Lyon. Nous sommes quatre à nous retrouver au départ de Saint-Cyr-au-Mont-d’Or. Le soleil brille, mais un vent violent souffle, ce qui n’est guère propice aux observations. Mais dès le départ, nous assistons à un accouplement de Faucon crécerelle sur le toit de l’église.

Certains murs mettent en évidence le calcaire à gryphées des Monts d’Or.

Sur d’autres poussent de belles touffes de Fumeterre officinal (Fumaria officinalis).

Du haut d’une des belles propriétés de la commune, un général célèbre veille sur les passants.

La commune a la chance d’avoir d’anciens lavoirs en bon état, et des sources bien protégées.

Nous nous retrouvons rapidement en sous-bois. Les Fauvettes à tête noire, Grimpereaux, Rouge- gorges, Mésanges, Pouillots véloces donnent de la voix. Nous entendons aussi le chant fluté du Pouillot fitis.

Pouillot fitis. Wikimedia Commons. Rob Zweers.

Pour la flore : Viorne lantane (Viburnum lantanana), Gléchome lierre-terrestre (Glechoma hederacea), Daphné lauréole (Daphne laureola) et quelques orchidées à peine sorties de terre.

Viorne lantane. MP.
Gléchome lierre-terrestre. MP.
Daphné lauréole. MP.

En sortant du bois, nous avons une très belle vue : d’un côté le mont Verdun, de l’autre la Saône et le pont de Collonges.

En bordure de friches pousse la Coronille arbustive (Hippocrepis emerus).

Une Mésange à longuequeue chasse dans les taillis. Elle a la queue tordue indiquant qu’elle couvait il y a peu de temps. Nous empruntons le sentier des rapaces sur le mont Cindre. Les chants d’oiseaux sont toujours nombreux : Pinson des arbres, Pic vert, Merle noir, Grive draine, Pigeon ramier, Sittelle torchepot, Troglodyte mignon, Geai des chênes… La plus bavarde étant évidemment la Fauvette à tête noire.

Fauvette à tête noire. YD.

Notre sentier est tantôt à découvert, tantôt plus ombragé. Nous observons donc une flore variée : Épine-vinette (Berberis vulgaris) au soleil, belle station de Lis martagon (Lilium martagon), Mercuriale vivace (Mercurialis perennis) et Gaillet odorant (Galium odoratum) à l’ombre.

Épine-vinette. MP.
Lis martagon. MP.
Mercuriale vivace. MP.
Gaillet odorant (Aspérule odorante). MP.

Sceau de Salomon odorant (Polygonatum odoratum) et Anémone des bois (Anemone nemorosa) poussant ici en lisière.

Sceau-de-Salomon odorant. MP.
Anémone des bois. MP.

Nous croisons la Pulmonaire des montagnes (Pulmonaria montana), rare dans le département, car elle pousse sur sol calcaire.

Pulmonaire des montagnes. MP.

Un peu plus loin, nous entendons le Coucou. Un splendide longicorne prend le soleil sur une feuille : la Saperde à échelons (Saperda scalaris). Cette petite merveille est rare. Sa larve se développe dans le bois mort de nombreuses essences.

La Saperde à échelons. MP.

On a parfois du mal à croire que l’on est tout près d’une grande métropole.

Mais les habitations ne sont finalement jamais très loin. Nous observons deux Grives musiciennes dans un jardin. Nous pique-niquons dans un bout de prairie ensoleillée. À cette heure, quelques papillons se montrent malgré le vent : la Piéride du navet (Pieris napi), l’Aurore (Anthocaris cardamines) et la Petite Violette (Clossiana dia).

Piéride du navet. MP.
Aurore. MP.
Petite Violette.

Une larve de sauterelle est blottie au coeur d’une fleur de pissenlit.

Nous retrouvons les bois clairs où poussent en lisière le Grémil pourpre-bleu (Buglossoides purpureocaerulea) qui affectionne les terrains calcaires, tout comme l’Euphorbe à larges feuilles (Euphorbia platyphyllos).

Grémil pourpre-bleu. MP.
Euphorbe à larges feuilles. MP.

Nos pas nous entraînent vers la caborne Girard.

Un Roitelet à triple-bandeau y chante en chassant. Dans la végétation, nous observons un petit hyménoptère de la famille des Melittidae du genre Saporda.

Saporda sp. MP.

Un tout petit diptère nous interroge : certainement de la famille des Sciomyzidae. Ces insectes ont une face blanche concave qui leur donne une drôle d’allure.

Sciomyzidae. MP.

Nous suivons « Le sentier de l’Homme et du Paysage » qui compte de nombreux ouvrages en pierres sèches. Nous admirons le clos de la Rosette.

En le contournant, nous constatons que certains Buis se remettent doucement de l’attaque des Pyrales du buis.

En ce début de printemps, les arbres n’ont pas encore tout leur feuillage ce qui permet d’apercevoir ce Rouge-gorge se croyant à l’abri de nos regards dans les branchages.

Nos derniers pas en sous-bois nous font découvrir des écorces où le travail des scolytes (petits coléoptères dont les larves dévorent le bois mort) est mis en évidence.

Avant de retrouver le bourg, nous observons encore une plante rare dans le département : le Sédum à feuilles épaisses (Sedum dasyphyllum). Hors milieu naturel (anfractuosités rocheuses, éboulis), on le trouve le plus souvent sur des murs à mortier de chaux.

Sédum à feuilles épaisses. MP.

Un petit tour dans le vieux Saint-Cyr avant de retrouver notre point de départ.

Malgré le vent très fort, nous avons observé 32 espèces d’oiseaux, dont un couple de Bruant zizi. Et nous avons pris plaisir à redécouvrir ces espaces verts tout près de chez nous.

Marcelle, Marie, Marie-Pierre, Myriam.  

Cet article a été publié dans Sorties Naturalistes. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s