Balade printanière au départ de Fontaines-Saint-Martin. 21 avril 2021.

Encore une balade réservée à ceux qui habitent dans un rayon de 10km… Le soleil n’est pas au rendez-vous, mais il ne pleut pas. Nous partons de l’église de Fontaines-Saint-Martin, comme lors de notre première visite le 9 janvier, pour rejoindre  la zone humide des Prolières. Nous empruntons le sentier qui longe le ruisseau des Vosges.

Grimpereau, Fauvette à tête noire et Mésange charbonnière sont très actifs.

Fauvette à tête noire. JCD.
Mésange charbonnière. JCD.

Un couple de Canard colvert  a trouvé son bonheur sur le ruisseau.

Canards colvert. JCD.

Dans le vallon des Prolières, divers panneaux informent le randonneur sur l’intérêt d’une zone humide.

Nous passons devant le Moulin de la Terrasse dont l’existence (sous une forme différente de l’actuelle) est attestée en 1201.

Une Mésange charbonnière apporte une chenille dans une petite cavité de l’un des murs du Moulin. Une Mésange à longue-queue transporte aussi de la nourriture. Nous observons un bon moment des Fauvettes à tête noire (2 mâles et une femelle) en train de chasser. Le Troglodyte fait retentir son chant puissant, tout en jouant à cache-cache. À l’inverse, nous entendons un timide chant de Rossignol. Un Étourneau, quant à lui, fouille le sol.

Mésange charbonnière. JCD.
Étourneau sansonnet. JCD.

Dans cette prairie humide, la Cardamine des prés (Cardamine pratensis), une plante de la famille des Brassicacées, est à son aise. Le Lamier blanc (Lamium album) aussi.

Cardamine des prés. MP.
Lamier blanc. MP.

La Bourse-à-pasteur (Capsella bursa-pastoris) pousse, elle, au bord du sentier. C’est aussi une brassicacées dont Wikipedia nous apprend que c’est une « plante protocarnivore  Les graines sont enrobées d’un mucilage qui, en présence d’eau, se transforme en un piège gluant et mortel pour de petits arthropodes du sol, mais aussi des protozoaires et des bactéries. Le mucilage les attire, les piège et les tue, puis des nutriments sont absorbés. Une étude de 2018 a montré que ce phénomène augmente les chances de germination et la croissance des jeunes plantes, surtout en milieu pauvre. »

Nous quittons la zone humide pour un quartier de Cailloux-sous-Fontaines. Dans un mur, des fossiles de gryphée (mollusques ressemblant à une huître) et celui d’une bélemnite (un céphalopode).

Un Roitelet à triple bandeau chante dans le conifère d’un jardin. Une Pie entre dans son nid, une Hirondelle de fenêtre virevolte, des Moineaux domestiques ont élu domicile sous les tuiles d’un toit. Nous observons aussi un Serin cini et un Bruant zizi qui chante perché sur un fil électrique.

Serin cini. JCD.

Les Fauvettes à tête noire, Mésanges, Merles et Pigeons ramier sont bien sûr présents. Nous abandonnons vite le goudron.

En bordure de chemin, quelques fleurs : la Stellaire holostée (Stellaria holostea), la Knautie des champs (Knautia arvensis) et la Moutarde des champs (Sinapis arvensis) dont les fleurs attirent beaucoup de petits insectes.

Stellaire holostée. MP.
Knautie des champs. MP.
Moutarde des champs. MP.

Une larve est attaquée par des fourmis.

Moins macabre, une Decticelle cendrée juvénile.

Nous abordons le Bois des Côtes, sur la commune de Fleurieu-sur-Saône.

Pas mal de fleurs que nous vous invitons à découvrir.

Lamier à feuilles panachées (Lamium maculatum). MP.
Lamier pourpre (Lamium purpureum). MP.
Véronique à feuilles de lierre. (Veronica hederifolia). MP.
Alliaire (Alliara petiolata). MP.
Valerianelle potagère (Valerianella locusta). MP.
Gaillet accrochant (Galium aparine). MP.
Euphorbe des jardiniers (Euphorbia peplus). MP.

Nous longeons le ruisseau des Échets qui est complètement à sec. 

En soulevant du bois mort au sol (et en le remettant bien en place), nous trouvons ce Polydesmus angustus. C’est un diplopode (2 paires de pattes sur chaque segment) de la famille des polydesmidae. C’est un détritivore qui contribue donc à la formation de l’humus.

Un semblant de rayon de soleil fait sortir les insectes. D’abord le Cardinal (Pyrochroa coccinea), un coléoptère prédateur d’insectes. Puis deux coccinelles : la coccinelle des Saules (Chilocorus renipustulatus) et la Coccinelle à damier (Propylea 14 punctata). Elles se nourrissent de cochenilles et de pucerons.

Le Cardinal (mâle). MP.
La Coccinelle des saules. MP.
La Coccinelle à damier. MP.

Toujours pour les coléoptères, un curculionidé (insectes phytophages comme les charançons) : probablement Liophloeus tessulatus.

Enfin des hyménoptères : une abeille et un insecte de la famille des Tenthredininés, Elinora koehleri qui se nourrit de pollen et de nectar.

Abeille. MP.
Elinora koehleri . MP.

Quelques fleurs des milieux frais : la Benoîte commune (Geum urbanum), la Bugle rampante (Ajuga reptans), le Sceau-de-Salomon commun (Polygonatum multiflorum), la Grande Listère (Neottia ovata), une orchidée.

Benoîte commune. MP.
Bugle rampante. MP.
Sceau de Salomon commun. MP.
La Grande Listère. MP.
Fleur de la Grande Listère.

Un peu moins dépendantes de l’ombre, la Croisette commune (Cruciata laevipes) et la Vesce des haies (Vicia sepium).

Croisette commune. MP.
Vesce des haies. MP.

Dans ces bois, nous entendons Pouillots véloce et fitis, Pic épeiche, Geai des chênes et même un chant complet de Chouette hulotte mâle.

Geai des chênes. JCD.

Nous assistons à l’offrande que se fait un couple de Mésanges nonnettes. Nos pas nous conduisent ensuite sur le chemin de la Madone qui nous fait dominer la Saône.

Nous trouvons une touffe de Jacinthe des bois (Hyacinthoides non-scripta) probablement échappée d’un jardin.

Ainsi que le Réséda raiponce (Reseda phyteuma), une plante des milieux secs sablonneux.

Toujours en bordure de chemin, 2 nouveaux curculionidés, à l’identification difficile.

Polydrusus sp. sur feuille d’ortie. MP.

Et dans une jachère, ce coléoptère, le Phytodecte de l’osier (Gonioctena viminalis). Les élytres de cette chrysomèle sont très variables en couleur et en nombre de taches.

Le Phytodecte de l’osier. MP.

Nous observons une Bergeronnette grise dans un pré où paissent des chevaux. C’est la 36 ème  espèce d’oiseaux de notre balade.
Fabrice, Jean-Claude, Laurence, Marie, Myriam.

.

Cet article a été publié dans Sorties Naturalistes. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s