Sortie du 26 juin 2022. Saint-Christophe la Montagne et Trades.

Plan d’eau de Trades. MP

Le thème de cette sortie était les libellules afin que notre association participe au « Marathon », opération nationale, proposé dans la région par Cyrille Deliry .

Les libellules (odonates), sont des insectes, classés en deux groupes : les Zygoptères ou Demoiselles (abdomen mince et ailes repliées au repos) et les Anisoptères (plus grosses avec des ailes étalées au repos). Elles passent la majeure partie de leur vie dans l’eau sous forme de larves. Chaque milieu humide a son type de libellules : grands et petits lacs, étangs et gravières, marais, sources suintantes et marais de pente, marais de montagne, rivières et ruisseaux.

Daniel GRAND avait publié un livre sur les libellules du Rhône, qui nous a servi pour nos identifications.

À 9 h, rendez vous à Trades. Nous devons renoncer à prospecter en raison d’une pluie diluvienne qui nous trempe et qui ne permet d’observer ni libellules ni autre faune.

Enfin, en tout début d’après-midi, la pluie s’arrête. Et c’est sous un ciel gris et menaçant que nous nous mettons en route pour découvrir les libellules du plan d’eau de Trades alimenté par les eaux de la Grosne occidentale qui coule à côté.

Nous prospectons deux petits plans d’eau creusés un peu plus loin, très végétalisés  (roseaux et autres plantes exotiques), habités par quelques grenouilles.

Si les « petites » libellules ne sont pas trop affectées par l’humidité, le manque de soleil et une température de 16 degrés environ ne favorisent pas l’observation des plus grosses. Nous observons ainsi : l’Agrion élégant (Ischnura elegans), l’Agrion de Vander Linden (Erythromma lindenii), l’Agrion à larges pattes (Platycnemis pennipes), le Calloptéryx éclatant (Callopteryx splendens), le Calloptéryx vierge (Callopteryx virgo), l’Agrion délicat (Ceriagrion tenellum) et l’Agrion jouvencelle (Coenagrion puella).

L’Agrion élégant. MP.

L’Agrion de Vander Linden femelle. MP.

L’Agrion à larges pattes mâle. MP.

Le Callopteryx éclatant mâle.

Le Callopteryx vierge femelle. MP.

L’Agrion délicat mâle. MP.

L’Agrion jouvencelle. MP.

Une seule « grosse » libellule, aux ailes bien abîmées, l’æschne paisible (Boyeria irene)

L’æschne paisible. MP.

Mais aussi une exuvie d’Anax dont il reste à départager si s’agit de celle de l’Anax empereur (Anas imperator) ou celle de l’Anax Napolitain (Anax parthenope).

Quelques plantes : la Scrophulaire noueuse (Scrophularia nodosa) plante hôte de la chenille de la Cucullie du même nom, un hétérocère (Cucullia scrophulariae).

Chenille de Cucullie de la scrophulaire. MP.

Le Séneçon Jacobée accueillant lui les chenilles du papillon Goutte de sang (Tyria jacobaeae).

Chenille de la Goutte de sang. MP.

D’autres plantes : la Reine des prés, déjà fleurie, le Sceau de Salomon, l’Achillée sternutatoire (Achillea ptarmica).

L’Achillée sternutatoire. MP.

Quelques « petites bêtes » intéressantes : de nombreux couples de Tétragnathe étirée (Tetragnatha extensa), une araignée que l’on trouve dans les milieux humides.

Couple de Tétragnathe étirée (femelle en haut). MP.

Une chrysomèle : Phyllobrotica quadrimaculata, que l’on trouve aussi dans les milieux humides.

brotica quadrimaculata. MP.

Une cicadelle : Evacanthus interruptus.

Evacanthus interruptus. MP.

Un diptère Eutolmus rufibarbis.

 

Eutolmus rufibarbis. MP.

Et un autre insecte, peut-être l’Isside commun (Issus coleoptratus).

Quelques oiseaux : Héron cendré, Canard Colvert, Huppe fasciée, Bergeronnette des ruisseaux, Bruant zizi, Accenteur mouchet…

Puis nous allons jusqu’au pont de Noret sur la commune de Saint-Christophe la Montagne qui enjambe la Grosne, environ 1 km plus en amont. La Grosne occidentale passe dans un vallon bordé d’un bocage où paissent des troupeaux de vaches. Il y a encore de nombreuses fermes et les petites exploitations d’élevage bovin ont maintenu une bonne partie des haies.

Bocage. ML.

Le site est moins arboré et un enrochement bordant les rives a proximité du pont sert de reposoir aux Calloptéryx. Nous observons aussi un Gomphe à forceps (Onychogomphus forcipatus) tout neuf dans la végétation voisine.

Gomphe à forceps. MP.

Nous empruntons le chemin bordé de haies et d’un écoulement d’eau de source où un Cordulégastre annelé (Cordulegaster boltonii) agrippé dans la végétation semble ne plus pouvoir voler ses ailes étant bien endommagées.

Codulégaste annelé. MP.

Nous y trouvons également l’Ambrette amphibie (succinea putris), un petit escargot des lieux humides.

L’Ambrette amphibie. MP.

Une chenille à la forme étrange nous fait poser quelques questions. C’est celle de l’Ennomos du lilas (Apeira syringaria), un hétérocère.

Chenille de l’Ennomos du lilas. MP.

Encore une belle observation, celle du Cigarier du noisetier (Apoderus coryli ) avec le « cigare » que confectionne la femelle pour y pondre ses œufs en découpant et en enroulant une feuille.

Le Cigarier du noisetier. MP.

« Cigare » du Cigarier du noisetier. MP.

Quelques oiseaux supplémentaires : Alouette lulu, Faucon crécerelle, Hirondelles de fenêtre, Hirondelles rustiques…

Pour rejoindre la voiture, nous avons devons « affronter » un troupeau d’une vingtaine de vaches qui remontent le chemin pour aller se faire traire à la ferme. Pas habituées à rencontrer des marcheurs sur leur passage, elles hésitent longuement à nous croiser. Quel embouteillage de campagne !

Marcelle, Marie-Pierre, Myriam. Compte-rendu : Marcelle et Myriam.

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